‹ La mandragoreChapitre 83 sur 91 · Scène VI · texte numérisé non relu

Scène VI

FRÈRE TIMOTEO, MESSIRE NICIA, LUCREZIA, CALLIMACO, LIGURIO, SOSTRATA

FR. TIMOTEO. — Je sors parce que Callimaco et Ligurio m’ont dit que le dottore et les dames viennent à l’église. Les voici!

NicIA. — Bona des”, mon père!

FR. TIMOTEO. — Vous êtes les bienvenues, et grand bien vous fasse, madame, et que Dieu vous accorde d’avoir un bel enfant mâle!

LUCREZIA. — Dieu le veuille!

FR. TIMOTEO. — Il le voudra, certes.

Nicra. — Est-ce que je vois dans l’église Ligurio et maître Callimaco ? FR. TIMOTEO. — Oui, messire.

NIcIA. — Faites-leur signe.

FR. TIMOTEO. — Venez!

CALLIMACO. — Dieu vous sauve!

NicrA. — Maître, donnez la main à ma femme.

CALLIMACO. — Volontiers.

NiIcIA. — Lucrezia, voici celui qui sera la cause que nous aurons un bâton de vieillesse pour nous soutenir.

LUCREZIA. — Il m'est très cher: il faut qu’il soit notre compère.

NicrA. — Bénie sois-tu! Je veux que lui et Ligurio viennent dîner avec nous ce matin.

LUCREZIA. — Certes.

NICIA. — Je veux leur donner la clé de la chambre du rez-de-chaussée dans la galerie pour qu’ils puissent s’y rendre à leur guise, parce qu’ils n’ont pas de femmes chez eux et vivent comme des bêtes.

CALLIMACO. — Je l’accepte, pour m’en servir le cas échéant. FR. TIMOTEO. — Je vais avoir l'argent pour l’aumêône ?

NICrA. — Sachez bien, domine", qu’on vous l’enverra aujourd’hui.

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