AUGUSTE, VICTOR
VICTOR
Tiens, vois toi-méme... et dis- moi s il est permis de pousser plus loin l’insolence.
AUGUSTE, parcourant le billet.
« Adorable mignonne... » Point de signature... et c est
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iine clécinralicn d’amonr qn'on ose adnsser à Camille! ( avec colère ) Morbleu ! ( je reprenant ) C’est ce matin , quand elle est sonie, qu’on lui aura glissé ce billet dans sou panier.
VICTOR
Ehbien!.. tu vois maintenant eequeje te disais tantôt !.. c e.st nous qui l’exposons à de pareilles insidtcs... c’est la position où elle se trouve ici.
Tu as raison... mais s'il faut t’avouer la vérité... il me serait impossible de ne plus voir Camille , de me séparer d elle... pendant long-temps, comme toi, j’ai cru que ce Il était que de l’amitié... mais je ne peux plus m’abuser : c’est de l’amour.
VICTOR
Que dis-tu ?
AUGUSTE
Je I aime ; je veux l’épouser ; et c’est là le projet dont je voulais te parler ce matin.
vir.TOa,rt pari.
Ail! malheureux que je suis! (haut.)
J • JÊ ^ ^
Ou plutôt je disais... c’est ma femme et moi qui tiendrons le ménagç ; par ce moyen nous ne nous quitterons pas, nous resterons ensemble... Je sais que le moment n est pas favorable , puisque nous n’avons rien que des dettes , et que notre loyer môme n’est }ias payé; mais cnlin les circonstances peuvent changer, et si jamais je fais fortune, ce sera pour la partager avec vous, mes amis, et avec elle... Heim, que dis-tu de mon plan ?
VICTOR
Qu’il me paraît très-raisonnable, très-convenable...
AUGUSTE
Tu l'approuves donc?... A merveille. Voici notre ami Scipion , ne lui parle pas encore de mon amour... parce qu’ü est goguenard^ et qu’il se moquerait de moi.