‹ La mansarde du crimeChapitre 8 sur 20 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

AMILCAR, caché; LOUISE, BOULARD.

BOUr.AKD , allumant, avec le (lambeau qu'il tient, le flambeau qui est sur l'armoire.

Je m'en vais joliment l'arranger ton chevalier... Sois tranquille, il va avoir de mes nouvelles. LODISE , qui a pris un flambeau et est entrée dans la chambre à gauche.

Tiens ! il n'y est plus ; il est parti !

BOULARD

Alors , sois sans crainte, Louise.

AMILCAR, à part.

Sois! c'est bien la marque du tutoiement, ou je ne m'y connais pas.

LOmSE.

Oh! c'est que ce n'est pas tout; car enfin, si mon mari arrivait ; s'il savait que je t'ai reçu chez lui; s'il voyait ce (;u'il y a là dedans... lui qui m'a toujours connue bonne, douce, docile. Si quelqu'un nous dénonçait... s'il apprenait que je suis ta complice.

AMILCAR, à part.

Sa complice !... c'est transparent.

DOULARD.

Il n'arrivera que demain , tu me l'as dit, et il ne restera ici aucune trace. (.\vec mystère et accentuation.) Voyons, ne le trouble pas ! le moment est propice , la nuit est profonde , tout le monde dort , personne ne nous verra ; donne-moi l'actionnaire, la victime.

AMILCAR, à part.

La victime!... un actionnaire ! (Peur croissante.)

BOULAUn, rappelant Louise.

Mais j'y songe maintenant! que je suis donc étourdi! et puis, le trouble, la précipilalion... La caisse que j'ai là serait évidemment trop courte, la victime n'y pourrait pas entrer.

LOUISE

Eh bien ! si nous l'y mettions par morceaux ?

AMILCAR , à part.

Par morceaux!

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