‹ La mansarde du crimeChapitre 9 sur 20 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

LOUISE

Si nous séparions les jambes et les bras? AMILCAR, à part, se laissant de frayeur glisser jusqu'à terre.

Ça me casse bras et jambes.

BOULARD

C'est bien assez de ce que lu as fait au gendarme ; lu lui as crevé un œil ; et puis, il faudrait trop de temps; il est près d'une heure du matin. AMILCAR, A part.

Ma femme s'est battue avec un gendarme !

BODIAUD.

Laisse l'actionnaire dans ce cabinet ; relire la clé pour que ton mari , demain , ne se doute de rien, La nuit prochaine je viendrai avec une plus grande caisse, et l'emporterai. Tu éloigneras ton mari sur un prétexte.

(Louise ferme le rabiiiet où est la victime, et en retire la clé, qu'elle met visiblement dans sa poche.)

AMILCAR, à part.

Mes cheveux blanchissent, j'en suis siir. LOUISE, donnant à lîoulard une clé pendue au mur. Tiens, voilà !e passepartout : demain soir. J'irai au spectacle avec Amilcar, et pendant ce temps lu viendras l'enlever... Voyons, dépèchons-nous, il est si tard... je vais l'éclairer jusqu'au bas de l'escalier. ( Elle emporte un flambeau.)

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