‹ La manufacture nationale de Sèvres 1879-1887Chapitre 36 sur 106 · SUR LE PYROMÈTRE DE MM. BOULIER · texte numérisé non relu

SUR LE PYROMÈTRE DE MM. BOULIER

Dessiccation des pièces faites par le coulage.

Lorsque les pièces coulées ont pris dans le moule la consistance nécessaire, on les expose à l'air, et finalement on les porte à l'étuve ; mais de même que pour le plâtre la surface de la pâte durcit très vite; cet inconvénient, nul pour les pièces qui doivent être tournassées, est très grand pour les pièces à ornements en relief, car le réparage en devient beaucoup plus difficile, la pâte durcie se travaille mal et s'enlève fréquemment en éclats ; il suffit, pour remédier à cet inconvénient, de saupoudrer les endroits qu'on veut garantir, de poussier de pâte ordinaire.

Les détails qui précèdent présenteront, je l'espère, quelque intérêt pour les fabricants ; cette publication m'aura permis, en tout cas, de rendre un hommage mérité à M. Renard. Ce n'est qu'en développant une sagacité remarquable, dirigée par l'amour profond de son métier, que cet ouvrier d'élite a pu surmonter peu à peu des difficultés dont les praticiens ne méconnaîtront pas l'importance.

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