SUR LA COUVERTE ECAILLE
température très haut, si possible, jusqu'au point de fusion : le Ion de l'écaillé est d'autant plus beau que la combinaison des éléments a été plus parfaite. Après refroidissement, on broie le produit, et, pour le rendre d'un emploi plus facile, on le soumet à une nouvelle calcination qui lui donne une texture différente; un nouveau broyage très fin le met dans l'état convenable pour l'usage.
Il renferme :
SiJice 57,36
(3) Alumine 14,20
Peroxyde de manganèse 22,77
Oxyde de fer 5,69
Les analyses de la pegmatite faites en 1 884, par M. Vogt, chef des travaux chimiques à Sèvres, ont donné les résultats suivants :
Silice 70,64
Alumine 16,87
Oxyde de fer 0,73
Chaux 1,31
Magnésie 0,20
Potasse 4,22
Soude 4,97
Eau et matières volatiles 0,34
On voit que, dans notre émail, le rapport de la silice à l'alumine est le même que dans la pegmatite qui sert de couverte à la porcelaine de Sèvres, dont l'écaillé ne diffère en réalité que par la substitution des oxydes de fer et de manganèse aux bases alcalines et alcalino-terreuses. La substitution n'a pas été faite par quantités équivalentes, parce que l'intensité de la couleur eût été insuffisante et parce que les oxydes métalliques apportant moins de
fusibilité que les alcalis, il a fallu augmenter la basicité de la couverte pour lui permettre de fondre au point voulu.
Le tableau suivant indique et permet de comparer les compositions centésimales des pegmatites analysées à deux époques différentes, des écailles préparées avec ces deux pegmatites et enfin de notre nouvel émail :
PEGMATITE ANCIENNE.
PEGMATITE NOUVELLE.