ORGANISATION DES SERVICES CONTRE L'INCENDIE
Arrête :
Art. 1er. — Un service de rondes de nuit est organisé à partir du 15 novembre 1879.
Art. 2. — Ce service aura pour but, notamment de vérifier si aucune cause d'incendie n'existe dans les bâtiments; de veiller à l'allumage et à l'extinction des becs de gaz; d'éviter l'entrée dans la manufacture de toute personne qui n'y aurait pas son domicile.
Art. 3. — Le contrôle de ce service aura lieu au moyen de sept boîtes de pointage placées aux endroits suivants : 1° Bâtiment de l'agence, 2° Pavillon de l'administrateur, 3° Musée, porte du milieu, 4° Porte du bâtiment principal (côté nord), 5° Centre du corridor de l'atelier des sculpteurs, 6° Centre du corridor de l'atelier des peintres, 7° Bureau de distribution.
Art. 4. — Le veilleur devra pointer ces boîtes à 10 heures du soir, à 1 heure et à 4 heures du matin.
L'allumage et l'extinction des becs de gaz se fera d'après des instructions spéciales données tous les mois par l'agent comptable.
L'administrateur : Ch. Lauth.
Sèvres, le 4 octobre 1883.
Arrêté organisant un service de pompiers à la manufacture.
Art. 1er. — Il est établi à la manufacture de Sèvres un service de pompiers.
Art. 2. — Ce service comprend un sergent, un caporal et six pompiers.
Art. 3. — Tous les quinze jours à partir du 15 octobre 1883, une manœuvre de deux heures aura lieu sous la surveillance du commis principal.
Art. 4. — M. Giguet, fumiste, est nommé sergent ; il aura à ce
DOCUMENTS ADMINISTRATIFS
titre une gratification annuelle de quarante francs. M. Parnet, ancien caporal des pompiers dè Paris, est nommé caporal.
MM. Conteville, Bodon, Veillard, Hasenmayer, Goliard et Hanry sont nommés pompiers. Ils recevront chacun une gratification annuelle de trente francs.
Art. 5. — M. Parnet est chargé, d'accord avec M. Giguet, de l'instruction des pompiers, du matériel et du service des eaux en général.
En raison de ces fonctions, il sera logé à la manufacture.
L'administrateur : Ch. Lauth.
Sèvres, le 4 octobre 1883.
Règlement en cas d'incendie.
Art. lor. — Le veilleur de nuit ou toute autre personne logée dans la manufacture qui constaterait un commencement d'incendie sur un point quelconque des bâtiments devra immédiatement en informer l'administrateur et le chef de garde. Pour toutes les mesures subséquentes, ce dernier, d'accord avec l'agent comptable, prendra le lieu et place de l'administrateur s'il est absent.
Art 2. — Dès le premier avis, un brigadier des hommes de service se tiendra à la disposition de l'administrateur pour transmettre ses ordres.
Art. 3. — Au cri d'alarme, tous les hommes logés dans les bâtiments devront se rendre dans la rue longeant les remises; les femmes et les enfants devront rester dans leurs logements et ne les quitteront que sur un ordre de l'administrateur.
Art. 4. — Sur l'ordre de l'administrateur, mais pas auparavant, les portiers laisseront entrer les personnes attachées à la manufacture ainsi que les citoyens de bonne volonté dont l'aide pourrait être utile. Ils refuseront l'entrée aux femmes et aux enfants.
Art. 5. — Le sergent de pompiers chargé de la direction des pompes commencera par prendre les mesures nécessaires pour l'alimentation de l'eau ; puis il se transportera sans retard avec les pompiers sur le lieu où le feu se sera manifesté.