‹ La Manufacture nationale des GobelinsChapitre 55 sur 56 · CONTRAT D’APPRENTISSAGE DE · texte numérisé non relu

CONTRAT D’APPRENTISSAGE DE

« Par devant les conseillers du Roy, notaires au chastelet de Paris soussignés, fut présent Jean Vanaq, tapissier du Roy, demeurant dans 1 hostel royal des Gobelins paroisse Saint-Hippolite lequel a reconnu et confessé avoir mis en apprentissage de ce jourd’huy et pour quatre années entières et consécutives, Amant et Jean-Baptiste Vanaq, ses fils, qu’il certifie fidèles, avec Jean Jans, tapissier haut lissier ordinaire

ANNEXES

du Roy, demeurant dans ledit hôtel, à ce présent et acceptant, qui a pris et retenu lesdits Amant et Jean-Baptiste Vanaq pour ses apprentis et auxquels il promet montrer à travailler en haute lisse, les nourrir, loger, entretenir de bons vestements, linges, chaussures, blanchissage, et les traiter humainement, par raison de quoi a été convenu avec Monseigneur le marquis de Louvois, ministre et secrétaire d’État, et surintendant ordonnateur des Bâtiments, Arts et Manufactures de France, à la somme de cinq cents livres qui est pour chacun desdits apprentis, 250 livres qui seront payées audit sieur Jans, par les mains de M. Rochon, concierge dudit hostel des Gobelins, savoir 200 livres pendant la première année, aux quatre quartiers accoutumés dont le premier eschoit le dernier jour de septembre prochain, 1 50 livres pendant la deuxième année, 100 livres pendant la troisième année et 50 livres pendant la quatrième année, aux mêmes termes ; à ce fait étaient présents Amant et Jean-Baptiste Vanaq apprentis qui ont oui le présent brevet d’apprentissage pour agréable, ont promis et se sont engagés à apprendre ce qui leur sera montré et enseigné par ledit sieur Jans au mieux qu’il sera en leur pouvoir, faire son profit, éviter son dommage et l’en avertir s’il venait à leur connaissance, sans s’absenter durant ledit temps des quatre années, ce qu’arrivant, ledit Vanaq père promet les chercher et ramener audit Jans, pour achever le temps qui pourrait lors rester, faute de quoi ledit Vanaq père promet rendre et payer audit sieur Rochon, ou au portier, ce qui se trouverait alors avoir été déboursé au sujet des présentes, car ainsi promettant, obligeant, fait et passé à Paris en l’étude de Le Somelier, l’un des notaires, l’an 1688, le troisième jour de juin avant midi; ledit sieur Jans a signé, et les autres ont déclaré ne pas savoir signer, audit le sieur Somelier, l’un des notaires et notaires soussignés : Sadot et Le Somelier. »

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