ACTE II, SCEîrç V
godard, à Pauline.
Ah! mademoiselle , vous faites des fautes.
Vous avez beaucoup perdu, monsieur, à ne pas avoir ma bellemère.
GERTRDDE.
Ferdinand, je ne sais où est l'erreur, où est la vérité; mais ce que je sais, c'est que je préfère la mort à ïa perte de nos espérances.
FERDINAND
Prenez garde ! Depuis quelques jours, le docteur nous observe d'un œil bien malicieux.
gertrude , à part.
Elle ne l'a pas regardé! ( Haut.) Oh\ elle épousera Godard, son père l'y forcera.
FERDINAND
C'est un excellent parti que ce Godard.
LE GÉNÉRAL
Il n'y a pas moyen d'y tenir! Ma fille fait fautes sur fautes; et toi, Vernon tune sais ce que tu joues, tu coupes mes rois. vernon.
Mon cher général , c'est pour rétablir l'équilibre.
LE GÉNÉRAL
Ganache! tiens, il est dix heures, nous ferons mieux d'aller dormir que de jouer comme cela. Ferdinand, faites-moi le plaisir de conduire Godard à son appartement. Quant à toi , Vernon, tu devrais coucher sous ton ht pour avoir coupé mes rois.
GODARD
Mais il ne s'agit que de cinq francs, général.
Et l'honneur? [A Vernon.) Tiens, quoi que tu aies mal joué, voilà ta canne et ton chapeau. (Pauline prend une fleur à la jardinière et joue avec.)
GERTRUDE
Un signal ! oh ! dussé-je me faire tuer par mon mari, je veillerai sur elle cette nuit.
Ferdinand, qui a pris à Félix un bougeoir. Monsieur de Rimonville , je suis à vos ordres.
GODARD
Je vous souhaite une bonne nuit, madame. Mes humbles hommages, mademoiselle. Bonsoir, général.
le général.
Bonsoir, Godard.
GODARD
De Rimonville... Docteur, je...
vernon le regarde et se mouche.
Adieu, mon ami.
le général reconduisant le docteur.
Allons , à demain Vernon, mais viens de bonne heure.