‹ La MaratreChapitre 36 sur 93 · ACTE II, SCENE XI. M · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XI. M

possession, et tu la verras trembler, rampera tes pieds; car alors toutes ses machinations tomberont. Mais que ce soit ta dernière ressource, et surtout cache-les bien.

PAULINE

Quel duel !

FERDINAND

Terrible! Maintenant, Pauline, garde avec courage, comme tu l'as fait, le secret de notre amour; attends pour l'avouer qu'il ne puisse se nier.

Ah! pourquoi ton père a t-il trahi l'empereu r! Mon Dieu, si les pères savaient combien leurs enfants sont punis de leurs fautes, il n'y aurait que de braves gens.

FERDINAND

Peut-être est-ce notre dernière joie que ce triste entretien? Soyons-nous fidèles malgré le temps et la distance ! Moi parti, ne seras-tu pas plus forte auprès de ton père ? pauline, à part.

Je le rejoindrai... (Haut.) Tiens, je ne pleure plus, je suis courageuse! Dis? ton ami sera dans le secret de ton asile?

FERDINAND

Eugène sera notre intermédiaire.

PAULINE

Et, ces lettres ?

FERDINAND

Demain! demain !... Mais où les cacheras-tu?

PAULINE

Je les garderai sur moi.

FERDINAND

Eh ! bien, adieu.

PAULINE

Non, pas encore.

FERDINAND

Un instant peut nous perdre...

Ou nous unir pour la vie... Tiens, laisse-moi te reconduire, je ne suis tranquille que lorsque je te vois dans le jardin. Viens, viens.

FERDINAND

Un dernier coup d'œil à cette chambre de jeune fille où tu penseras à moi... où tout parle de toi.

Page 1