‹ La MaratreChapitre 37 sur 93 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

La scène change et représente la première décoration. PAULINE, sur le perron, GERTRUDE, à la porte du salon.

GERTRUDE

Elle le reconduit jusque dans le jardin... Il me trompait! elle

42 LA MARATHE.

aussi!... (Elle prend Pauline par la main et l'amène sur k devant delà scène.) Direz-vous, mademoiselle, que vous ne l'aimez pas?

PAULINE

Madame, moi, je ne trompe personne.

GERTRUDE

Vous trompez votre père.

PAULINB.

Et vous madame?

GERTRUDE

D'accord! tous deux! contre moi... oh! je vais,..

Vous ne ferez rien, madame, ni contre moi, ni contre lui.

GERTRUDE

Ne me forcez pas à déployer mon pouvoir ! Vous devez obéir à votre père, et... il m'obeit.

PAULINB,

Nous verrons !

GERTRUDE

Son sang-froid me fait bondir le cœur I Mon sang pétille dans mes veines. Je vois du noir devant mes yeux! Sais-tu que je préfère la mort à la vie sans lui.

PAULINE

Et moi aussi, madame. Mais moi je suis libre, je n'ai pas juré comme vous d'être fidèle à un mari... Et votre mari... c'est mon père!

gertrude, aux genoux de Pauline.

Que t'ai-je fait? je t'ai aimée... je t'ai élevée, j'ai été bonne mère.

PAULINE

Soyez épouse fidèle, et je me tairai.

GERTRUDE

Eh! parle! parle tant que tu voudras... Ah! la lutte commence. SCÈNE XII.

Les Mêmes, LE GÉNÉRAL.

LE GÉNÉRAL

Ah ça, que se passe-t-il donc ici?

GERTRUDE

Trouve-toi mal! allons donc ! (Elle la renverse.) Il y a, mon ami, que j'ai entendu des gémissements. Notre chère enfant appelait au secours, elle était asphyxiée par les fleurs de sa chambre.

PAULINE

Oui, papa. Marguerite avait oublié d'ôter la jardinière, et je me mourais.

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