‹ La MaratreChapitre 55 sur 93 · ACTE III, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IX

GODARD

Vous vous en prenez à votre thé pour cacher l'intérêt que vous prêtez à ce que je vous dis. C'est connu ! Eh bien ! je vais exciter votre surprise à un haut degré.... Apprenez que M. Ferdinand est...

PAULINE

Est...

Millionnaire !

PAULINE

Vous vous moquez de moi, monsieur Godard.

GODARD

Sur ma parole d'honneur, mademoiselle , il possède un trésor... (A part.) Elle est folle de lui.

PAULINE

Quelle peur ce sot m'a faite! {Elle se levé avec sa tasse que Vernon saisit.)

VERNON

Donnez, mon enfant.

le général, a sa femme.

Qu'as-tu, chère amie tu me semblés?...

vernon, il a changé sa tasse contre celle de Pauline et rend la

sienne à Gertrade, à part,

C'est du laudanum, la dose est légère heureusement; allons,

il va se passer ici quelque chose d'extraordinaire... [A Qodard.)

Monsieur Godard?... vous êtes un rusé compère. ( Godard

prend son foulard et fait le geste de se moucher, Vernon rit.) Ah !

GODARD

Docteur! sans rancune.

VERNON

Voyons? vous sentez-vous capable d'emmener le général à l'instant à la fabrique, et de l'y retenir une heure?...

GODARD

Il me faudrait le petit.

VERNON

Il esta l'école jusqu'au dîner.

GODARD

Et pourquoi voulez-vous ?

VERNON

Je vous en prie, vous êtes un galant homme3 il le faut... Aimez-vous Pauline?

GODARD-

Oh! je l'aimais hier, mais ce matin... (A part.] Je devinerai bien ce qu'il me cache. [A Vernon.) Ce sera fait ! je vais aller au perron, je rentrerai dire au général que Ferdinand le demande ; et soyez tranquille... Ah! voilà Ferdinand, bon! (Il va au perron.)

PAULINE

C'est singulier, comme je me sens engourdie. (Elle s'étend pour dormir, Ferdinand paraît et cause avec Godard.)

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