ACTE III, SCENE XV
GERTRUDE, à part.
• Brûlée? I... Plus de traces... je suis sauvée!.. {Haut.) Docteur !
VERNON
Madame.
Ma belle-fille Pauline, que vous croyez être une jeune fille candide, un ange, s'était emparée lâchement, par un crime, d'un secret dont la découverte compromettait l'honneur, la vie de quatre personnes.
VERNON
Quatre. (A part.) Elle, le général... ah! son fils peut-être... et l'inconnu.
GERTRUDE
Ce secret sur lequel elle est forcée de se taire, quand même il s'agirait de sa vie a elle...
VERNON
Je n'y suis plus.
GERTRUDE
Eh bien! les preuves de ce secret sont anéanties ! Et vous docteur, vous, qui nous aimez, vous seriez aussi lâche, aussi infâme qu'elle... plus même, car vous êtes un homme, vous n'avez pas pour excuse les passions insensées de la femme ! . . . vous seriez un monstre, si vous faisiez un pas de plus dans la voie où vous êtes.
VEKNON.
L'intimidation! Ah! madame, depuis qu'il y a des sociétés, ce que vous semez n'a fait lever que des crimes.
GtRTRIDE.
Eh ! il y a quatre existences en péril, songez-y. {A part.) Il revient... [Haut.) Aussi, forte de ce danger, vous déclarè-je que vous m'aiderez a maintenir la paix ici, que tout à l'heure vous irez chercher ce qui peut faire cesser le sommeil de Pauline! Et ce sommeil? vous l'expliquerez vous-même, au besoin, au général. Puis, vous me rendrez la tasse, n'est-ce pas, car vous me la rendrez ! Et à chaque pas que nous ferons ensemble, eh bien ! je vous expliquerai tout.
Madame.
GERTRUDE
Allez donc, le général peut revenir.
vernon, à part.
Je te tiens toujours ! j'ai une arme contre toi, et... (Il sort.)