‹ La MaratreChapitre 85 sur 93 · LE MÉDECIN · texte numérisé non relu

LE MÉDECIN

Oui, monsieur.

le juge, à Fernon.

La femme que voici, prétend, monsieur, qu'hier, à quatre heures, vous avez ordonne à mademoiselle de Grandchamp une infusion de feuilles d'oranger pour calmer une irritation survenue après une explication entre la belle -fille et sa belle-mère; elle ajoute que madame de Grandchamp qui vous aurait aussitôt envoyé à quatre lieues d'ici sous un vain prétexte, a insisté pour tout préparer et tout donner à sa belle-fille; est-ce vrai?

VERNON

Oui, monsieur !

MARGUERITE

Mon insistance à vouloir soigner mademoiselle a été l'occasion d'un reproche de la part de mon pauvre maître. (Les magistrats confèrent.)

ramel, à Fernon.

Où madame de Grandchamp vous a-t-elle envoyé?

VERNON

Tout est fatal, messieurs, dans cette affaire mystérieuse. Madame de Grandchamps a si bien voulu m'éloigner, que l'ouvrier chez qui Ton m'envoyait à trois lieues d'ici, comme dangereusement malade, était au cabaret. J'ai grondé Champagne d'avoir trompe mademoiselle de Grandchamp, et Champagne m'a dit qu'effectivement l'ouvrier n'était pas venu, mais qu'il ne savait rien de cette prétendue maladie.

FÉLIX

Messieurs, le clergé se présente.

RAMEL

Nous pouvons emporter les deux pièces à conviction dans le salon, et nous y transporter pour dresser le procès-verbal.

Par ici, messieurs ! par ici ! (Ils sortent. La scène change.)

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