SCÈNE IL
timothée, OSSIAN.
TMIOTIlÉf. Owlan !
©•mas. Papa ?...
Tinoruta. Rt-gurde-mol un peu.
OMua. Oui, papa.
rivorHCa. Tu es superbe 1 ©amis. N’est-c* pa»?
T(un thk*. Où diable as-tu été prendre ces manière»- la ?
©«suti. l.rs manières résultent des fonctions, papa. On monte avec sa fortune un s'eunoblii par le commandement, on t’habille selon sou milieu, et I on se met du 'foin suivant ses bottes. Ici, je II en suis pas réduit ans ridicules balançoires que m'itn|M ».iit la cliente e legumiiK-use de mon vulgaire Ciiondin. Je » . L* I intendant des menua-plabirsel le maître des beaux-arts de monsieur Raymond: j'ai la main preste du premier emploi et le t'oup d'uril lin d-v tecuud; c'était i'eau qu'il fallait a mes nageoires.
TlttOTIIÉt'. Et re que tu dis, OÙ l'as-tu pv'ché ? os$n\ Dans ma naiure rl mes éludes Je suis arli-tr de nai«»unce, comme lu m’en ai gronde si sous cul. et la bibliothèque du château renferme, avec images, les façons dont se sont amuses 1rs Français robes depuis Charles Martel. Monsieur Raymond ni mui ne sommes au bout de mes inspirations.
TiMornRK. J’ai peur que tu ne le soles, cet ho ni ' ne ?
Omuan.'FI donc! j» le dépense.
tiuutuiIk. Alors lu le ruines?
©wian. Comme je viderais i étang que voila en y remplissant une carafe.
TIMOTHEE- Hall!
osai an. Oui. J'ai un budget d'ailkurs, al jetais m’y reiiferiner.
TiNoTiiéa. CVst-il juste la mesure.'...
©«sun. J’ai de la place.
TiuoTiiri. Hum . Ah ça! c'est doue fête aujourdhui ?
o&sun. Non, c'est lundi.
TinoTiiÉf. Quoi, lundi . '... Tu ne veut p». dire que c’est comme cher uous, ni qu’il y a réjouis sauce tous les jours.'...
omiin. Tous les jours, d-puis que a-iu« n»mme< à Sainl-Ouni. Ola fait parue de l'ordinaire, romme la nourriture et le coucher.
TiMoTiién. C'f't égal , sept fois par «emainr , cela doit être écœurant. Et quand prend-il doue île l’apisétit *
ossian Lui? monsieur Raymond? il n'y vient presque jamais. Il dlacrait d’une côtelette, lu ne sais donc pas, et il paas-rait sa vie à voir jouer des enfants. Les grandes machines qu'il me fait Lire sont pour se» millions et pour le monde; les petites gentille» comme aujourd’hui, sont pour sa femme. Il m'en parle, de celles-là; il s'en mêle quelquefois.
n«otui«. Il l'aime donc bien?...
ossian. S'il l'aime?... Non, pas du tout!.,, n •ornés. Brave humilie, quaud pourrai-je le voir, heu» ?
ossian. Sait-il que tu es ici. papa?
ruminât. l «minent la eaoraU-il ?... C'est toi que j ai demandé aut seigneur t de la porte.
ottMK. Il va le sa*<ur. i /< t’approehe de la cheminée M louché un a/v/NirrtiJ
nuoviiét. Qu'eil-ec que c’est qne cela ?...
ossian. Cela?... Eh bien, c’esi un télégraphe! le moyen de lui d '•mander ses ordres de tomes les parties du château. Regarde. Ce que je fais la veut dire : Y Hes-voue?.,. attends. Réponse:
Oui. Je parle : Le p^rt Timoihéé vous attend dans le talon dts Heurts. Réponse : A l'instant. Tu vois ? et ce n'rtl pas seulement noue ici t s.» volonté se fourre là O.-daus ju-qu'a Puis, par le
chemin de fer, et d licon; «u, h- ur« il raiiçt) qui
fe trafique dans chacun.' de ses dit ma uous.
TiuoTHéR. A la bonne heure, donc ! c'eut un homme. J'avais peur. rn« foi. qu'il no fût devenu un... un... je sa-s pas dire cela comme il faut.
onman J'y suis! un homme de loisirs, hem?
rumine qui oiroit au Temple uu faiuéant, un gouapeur ?
riMTMÙ. Tu y e».
mm an. Sols tranquille, rhéri. Lè-dc»*ns U t’en revendrait. ll*e lève n cinq heures; et de* le peut puir jusqu’au dîner, r'ast ici uu rnnvni de commis, de pairons. de enurtiers, de courriers, » croire que le commerce entier des terres et des mers est dans vos mains. Il occupe quatre secrétaire»; il lit tout ce qu’il «igné, et il sigur tout ce qu'un écrit. C'est trop, voia-tu. ça le coupe qu- lquefois, et l’on dirait qu'il enuffre. iVn ni de j la pcme dm* de* «Moment*, et je me dis : Ce J n'esl donc jamais ce qu'on a qui niait ! Juunir et maigrir à pareil sort, t-i-oa vu, lien»?...
TiMuTtiKi. Sa femme é»t-cDe heureu**?
ossian. Dame! qui dnnr léserait?... Quoiqu'elle rpgiette toujours sa finir.
tihot uéa. Oui ? cMc en parle?
ossian. Jamais; seulement cela se voit, h certain» jour». C>*t comme un u-y*tere cl un rcruord» d’avoir prit sa place. Elle e»t trisie a faire peur alors ; oHc a des regard* qui vou» traieiteut ica vent; elle demande son cheval et fait des • ourse» désespérées. On dirait qu’elle a envie aus»i j de ae tuer en tombant:
TinoruÉK. Benne fille!... onman. O que cVsl pourtant! Dira qu'elles s'aimaient si peu chez leur mère, hein?...
iiaoniihr. Oui! nous avons eu asart de muta, la dessus, avec madame Cérard. Mais qo'mt-ce que tu veut : il parait que ça ne se commande pas.
osaIan. Et une si brave femme, encore! Dis dune . papa . si nous avions été deux , e'est mol que lu aurais préféré, n'est-ce paa?
t> mot h b k. Imbécile! veut-tu bien te taire... Lequel dune de met dcui yeui tal-ee que j'aime mieux que l'autre?
oMwan. Bon vieui, val [lirait. - Voici monsieur Hav moud.