‹ La marchande du temple drame en cinq actesChapitre 47 sur 55 · RAYMOND. HERNANDEZ · texte numérisé non relu

RAYMOND. HERNANDEZ

Raymond, (t'iu/aru Ut Iras à lier nanties- Hernandez 1...

hirnandu. Il eût micus valu ne pas venir, Raymond.

Raymond. Népal venir?... quand ces femmes p-vr eut de se tuer? De quoi êtes-ous donc Tait ? IVailleur*, j'avais encore une espérance... Oh? pourquoi ai-je voulu savoir...

HuatvpKt. Ne vous faite* point de reproche», arm Votre femme se serait trahie tôt ou tard, le remords la dévora'.t...

Raymond On dit toujours la vérité dans ces sommeils là?

iiernandr. Toujours

tuvvmvii. fch bi-n, maintenant, monatnl.il s'agit d'en finir. . alUma!

iinvtstin. Comment cela ?

Raymond Celte nu»t, j’ai réfléchi , apres avoir renvoie ta coupable, une action mal faite encore, j'aurais dû garder le crime entre elle et moi, vo is voyez ! Seul et prosterné dans ma douleur, j’ai médité, j’ai prié. Cl jé me sui« relevé convaincu. Ma vie est marquée. HernaruW. Ce que e voulais ne s'est point fait L'argent efl un *»1 stérile, le bonheur n’y vient pa», Voter! Un homme me prend et m'instruit. Je m'aria- he au nom vénéré de cri homme, j eu fan mon étoile cl mon HMe;q iff st-ce que l'ubti- ns? Le fil- de cet homme m* ruine a me suivre, et meurt d'une faute qu'il n'eût peut-être pas commise avec un autre, et de ses deux tilles, voici q»à l'une a tué sa sœur à cause de moi et va peut-être mourir pour la forfait de soto amour, tandis que leur nsere, cetle grande femme. Hérobe trois foi* foudroyée, parle aussi de disparaître, immolée à mon alliance maudite Je lui» maladroit et fatal ! A ceui p iur qui je vivais, le besoiu. le travail, la tristesse, le deuil, le crime ; à moi, inutile, la richesse, la puis-auce et l'honneur! Jrui moqueurs du hasard ! Mais je veui pourtant que ce* feu-noe» soient sauvées, Hernamlrz ! et le nom de Gérard avee elles. Vous élrs un homme aux grands regards; votre raison comprend les néie«»ilé* violentes; pour les maux de l'Ame comme pour crut du corps, vous savez de» remedes héroïques. Je vous consulte à celte heure ni«n médecin et mon ami Que me conseillez vous?

ntiKYavDi.z. Je vois que la question vous pèse, et que vous voudriez la trancher brusquement. Vou» ne penses pas au suicide. J'uuagiuc ?

h * v uu> t>. Et a quoi voulei-voes que je pense? iirmx aniiez . Vous!... avec voa millions?.., luvàovi. Ab 1 direz-vous aussi que c’est un crime?

iiiuymaNMi. F.b non ! c’est une folie ou une faibicss». On songe a cela jeune homme, pour une amourette trahie, ou vieillard pour de» infirmité» Caduques, et la certitude d’élre chez soi une charge ou un dégoût. Mais vous n'y ête»

pi,. s ou n'y êtes pas encore. Tenez, c'est à douter de la science et de la raison sociale, quand on volt comme les forces sont mal réparties. Je ren- ••outre tous tes jours, dans ma pratique gratuite, •le* héros de courage, de» hercules de retivtance qui n'ont point d argent et point de pain, et vous voilà, vous, une aource vivante de travail ai de bieu-étre, un fleuve île nourriture et de bonheur,

3 ui.«ans souri de tout ce monde-la, nous parle* e muiirir pour vos peines domestiques. A quoi vous sert doue d'être riche comme une ville?

Raymond. A ritn. Olte force me semble misé-

rable et chimérique, quand je regarde ce qu’elle m'a donné.

agnasviiai. Terre que vous n'avet pas tu l'employer, dépositaire tant vertu, trésorier sans courage! Pensiez-vous qnc l'humanité logeât toit eutiere dan* votre château? Tréiei-mol doue un peu vos millions, et vou* verres I Raymond. Prenez-lcs.

iikrnandez. Et ines malades? J'aime mieux vous app'eudrc à les dépenser. Il faut vivre mon •mi On ne répare pas sa maison en la brûlant. Vous vous tuerez dnn* vingt ans si vous voulez.

Raymond. Je ne sens plus rien en ruai. Je ne sms que rendre* et débri* indigues. Toi, espé rance, amour, tout est parti.

ukrnandbx. Ft le devoir?

Page 1