TIMOTHÉE
niorufl, *vrrrntan/,à Riccomoro. M*i» puisque je vous dit que vous n'enircrex paît l/fric débitlenl.y
rkxomoro. Vous voyez bien que *1, mort brave petit vi nt, pul-que je suis entré.
iiMotiiiR. Pardon, monsieur Raymond. Fautil que j'aille rlierrher la police? •
RAYMOND. Vous ici, Ricfnmoro?
riccomoro. Oui, mou maître.
Raymond. Sans ma permission?
riccom ro. Là uét-essilé se passe de; permission.
Raymond. La néee«siléf riccomoro, Oui. Regardez-moi.
ratmond. Quoi* n'avez-rou* plu* rien?
riccomoüo. J'ai dîné hi-r de mun dernier louis. TtuuTilic, à pari. Des dînera d'un louts avec une frusque de sii francs!...
Raymond. Je vous avais donné deux cent mille francs, il m« semble?...
niccii tsoRo. Non, drus rent cinquante mille. Mai» au pays de l'or, l'or n'a pas grande vaLur. J'ai bd mal YéfO.
TIMOTUé.R. Vraiment! ,
MMNANitu. Ce* homme est curieux.
Raymond. Et c'e«t pourquoi vous été* revenu ’ siù»sono. 0»i, mon maître. Je ne veux plu* voyager, c'est fjugnnt. Kl puis re n’esl pa* intéressant a In longue. Les rare» fini vent pur s’cfl •cer ri se confondre d«n» un ensemble rnlgaire de tournures européennes. Les langues perdent i se communiquer et arrivent à vous sembler des patois. Quelques montagnes un peu plus haute*, quelque* livii-ret un peu plu» larges, qu'est-ce * toujours des bâtons pour y monter ou des bateau i pmir les traverser. Un peu plu* chaud ou un peu l-lus froid, affaire de climats au Ifeu de aaisoh* Ce n'est pas la peine.
Raymond Ft que pensez-vous faire, Rioconioro? riccomoro. P»ris me plaît. Je re»terai a Pari*, je goùirrai de la Bourse, de l'ilpér», des Club*. Je prendrai un nom de province incAicafitr. J< donnerai a souper; je servi très comme II fuit ■'aurai nue mai rcs»e de première classe . je ferii courir, j’irai dans le monde. Je ferai danser votre femme.
uxrnvnorz. Riccomoro?
riccomoro. Docteur?
HERNANDez Votre Impertinence me revit.
nicr.oMURO. Votre ravissement m’enchaîne. Raymond. Oui. les voyages vous ont formé, et vous avez tort d’en dire du mal. Il faut les reprendre.
RICCOMORO Non.
ray muni). Opcndaju, je veut que cela soit
Ainsi.
riccomoro. OU possible, me» maître. Mais jt lie veux plu* ce que vous voulez, moi.
RAYMOND. Ab!
RircoaoRo. Oui. J’ai joué jadis un rôle idiot avec vous. J'ai obéi quand j'aurais pu comoloder.
Raymond. A moi, monsieur Rireomoro?
Rlixouuno. Son* doute, parbleu Mais enfin javab été votre employé, vou» m'aviez fait grl te
d'une Lille; le marché liait petit, n'importe, et nous somme* qnhtra. L'hnnnenr de votre braupérc m'a été loyalement acheté et payé. A prirent mondeur Raymond, je viens voui vendre ('honneur de votre femme.
mtvoxd. L’honmor de ma femme?
TiMOTHftf. Qu‘r»t-ce qu’il dit ?
u«n Vianet. G'eot juste. La successiunl BiGcoMono. Il est clair que voua ne seriez pa.» bien lise qu’on pût appeler madame Ua > moud In fille d un faussaire- Aiusi donc, mon maître, comme il vous convient que je me taise, voyou» rc que voua me dunnerei pour vitre a Paris-., décemment,
BRMMAtnEt. C‘e*t Tort, cependant.
timothkk. Il sait faire chanter relui là! 4 la bonne heure.
BiCcoHùHO. Docteur, et vous mon petit vieut, tou* n’élea pa* de trop, certainement ; niai» pardez pour voM voire critiquée* ne troublez pas nos arrangement*.
BttMotD El tu crois, misérable escroc, que je l'aibèierBi la faveur de ne pas outrager nia femme !
niccowoio. Monsieur le négociant français , le tutoiement dans votre langue est une m>ulte... le tous prie de ne pas me tutoyer!.. Votie réponse?
riYMoxo. U saisissant au collet. Je ne le donne rienei ne ledoitrh-n, bondi* !... Suri à I instant!
BiccutfORO. se dfÿagtaut et ta main dont son habu. Ah ! |'ai pris Ici le crime don autre, et c’est le cas que vous y faites de mon sacrifiée ! Vous m'avez insulté et vous avez porté la main sur moi.. Raymond, le contrebandier de Bilbao a connu jadis la couleur de ton sang; veut-iu savoir relie du sien ?
BWMOoD.C'e.t vrai. Riccomoro, voua ne m'aviez fait aucun tort, et je ne pouvais pas vous parler ainsi. Qui a touché le visage d'un homme libre doit lui montrer Ml poitrine, dit votre proverbe. Je «oui donnerai réparation (>r l'argent ou ma rie. comme voua voudrei : I un et l'autre, |i bon vous semble. Tout 4 l'heure je serai a vos ordres.
ititOMORO, A part. De l'argent et sa vie?... (Jf suri acre Ttmethée.)