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pourquoi nous ne voulons pas remettre la direction économique et technique de l’industrie à des Comités d'ouvriers, mais à des Conseils d’administra-
{i0n, OÙ, à côté des représentants des ouvriers occu-
pés dans lindustrie, siégeront et décideront les représentantis de l'Etat et des consommateurs. Nous ne voulons pas syndicaliser l’industrie, mais la socialiser, c’est-à-dire ne pas faire de chaque branche d'in-
dustrie la propriété des ouvriers qu'elle occupe, mais
faire de foutes les branches d'industrie la propriété de Ia société, et la communauté de tous les travailleurs. En conséquence, la direction économique et technique de Pindustrie doit être remise aux organes de la collectivité, C’est seulement comme organes jocaus subordonnés à elle que les Comités ouvriers peuvent concourir à l'administration des différentes exploitations, tout comme les communes concourent en quelque sorte à l'administration de l'Etat par Padministration des différentes parties du territoire de l'Etat.
L'évolution de la constitution dans les entreprises reproduit l'évolution de Ia constitution dans l'Etat. Dans lévolution de l'Etat, nous sommes passés de
Pabsolutisme, où le prince seul décide, à la MONAT -
Ghie constitutionnelle, où la puissance est partagé ebtre le prince et la représentation populaire, is
- de celle-ci à la ré épublique, où toute ja puissance est
fransférée à la représentation du peuple. C’est un
Chemin analogue que ‘doit parcourir la constitution
des entreprises. Nous avions d'abord l'absolutiame du patron, qui régnait seul dans l’usine, Par l’'institufion des Comités ouvriers, nous arrivons dans Pusine à la monarchie conetitutionnelle : la souve- Paineté légale est partagée entre le patron, qui gouverne l'entreprise comme un monarque héréditaire, et Te Comité d'ouvriers qui v joue le rôle de Parlement. Au delà de ce stade, on marche à la constitution républicaine de l'industrie. Le patron disparaît :
la direetion économique et technique de chaque bran-
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