‹ La Marche au socialismeChapitre 6 sur 58 · PE · texte numérisé non relu

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© exerceront, CTOoyOons-nOUSs, une FOrér À enseiynemeni peut-être plus considérable que les décrets de Lénine, dont le principe dictatorial restera longtemps contesté par Les Occidentaux mal instruits des conditions russes.

Ên même temps qu'il élaborait ses projets de Loi, Otto Bauer, dont la puissance de travail évoque invinciblement l’idée des hommes du Comité de Salut Publie en 1793, et qui au milieu de tant de charges, trouve encore le temps de donner d'importants artieles à « l'Arbeiter Zeitung », publiait une série d'ar-

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Cest cette brochure dont nous donnons 101 la #raduclion.

Fout, dans la brochure de Bauer, n'est pas applicable à la France. La question de la grande propr iété,

notamment, ne se pose pas chez NOUS de la même

facon qu'en Autriche, où tant de vestiges féodaux subsistaient encore l’année dernière. Par ailleurs, certaines de ses vues ne paraissent! pas immédiatement applicables en Autriche même, et y sont amicalement combattues par ses camarades socialistes : telle est surtout l'idée de demander des Trecektes fiscales aux entreprises socialisées, idée également préco-

nisée par les chrétiens-sociauxr et Les démocrates allemands, et qui, si elle était suivie, fournirait des

arguments aux adversaires du socialisme, par La cherté des prix qui en découlerait. Enfin, au point de vue financier, l'idée daffecter spécialement certaines recettés à certaines catégories de dépenses est une idée

à laquelle sa rigidité à fait renoncer en Occident, où on La baptisée du nom de «budget à la turque ».

Mais, à ces détails près, la brochure de Bauer, dont Vinspiration se rapporte à celle de notre illustre camarade Kautsky, reste un «des exposés Les plus com-

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S LA MARCHE AU SOCIALISME ee ; 4 T2 . + mA À AT Ai ” Fe mlets et les plus clairs, de notre doctrine. Nous la Ê > > 14 G 12 U a! À FPT { 70 J 2 ! 'Y % 2 GE publions comme un des instTuments de propagande 7 | MI e MMA LS x ] ñn 3 | / à MIT } 4 2 7 r 4 Le Ê Les plus appropriés, à la veille des grands événements | Te L'nnr: DE ROSE Tr DIE LES: LE que la France de 95, de 4$°et de 11 est encore, espérons-le, appelée à vivre. :

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« Révolution oclitique et Révolution sociale

La révolution politique a détrôné l'Empereur, éHminé la Chambre des Seigneurs, détruit Ie suffrage censitaire dans les élections provinciales et municipales. Tous les privilèges politiques sont anéantis. Tous les citoyens sans distinction de classe, de condition ni de sexe, sont maintenant des citoyens à droits égaux.

-Mais la révolution politique n’est que la moitié de I: Révolution. Elle supprime loppression politique, elle laisse subsister l’exploitation économique. Le capitaliste et l'ouvrier sont en droits égaux entre eux, ils jouissent des mêmes droits politiques — et cependant, lun reste un capitaliste, et l’autre un ouvrier ; l'un reste un seigneur de fabriques et de mines, l'autre reste pauvre et sans défense comme un rat d'église.

La révolution politique ne supprime pas lexploi- {ation économique et bien plutôt, elle la rend plus

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L puissance de l'Empereur pour demeurer assujetlis | É: » Ja toute-puissance du capitalisme ? AVONS=nOUs 4 3 donc brisé la tyrannie des généraux, des pbureaucra- l Là tes, des nobles féodaux, pour demeurer les valets F le des direëteurs de banque, des magnats des cartels, =. Fa dés barons de la Bourse ? Voilà ce que demandent les 1 1e masses ouvrières. La demi-révolution éveille 1a vo=. à | jonté d'une révolution totale. Le bouleversement por À

litique éveille la volonté de la rénovation sociale. ee La victoire de la démocratie inaugure la lutte pour Rs le socialisme.

ie La victoire de la démocratie dans l'Europe centrale est ke résultat de la guerre, la conséquence de Ia E géfaite des Puissances centrales. La guerre a détruii É la puissance militaire des deux monarchies militai- LS res ; elle a ‘arraché à l'Etat d'autorité ses moyens de La contrainte et, par là, conduit la démocratie à la vic- Se toire Mais cette même guerre à aussi provoqué d'é- IS normes bouleversements économiques : Ces boulevernr: sements font du socialisme une nécessité inéluctable. 7 Quatre ans et demi durant, les peuples n'ont pas HE: bâti de logis, mais creusé des tranchées ; pas cons- -is truit de machines, mais produit obus ec srenades ; | rte pas labouré les champs, mais servi les Canons. NOTE: ni: SOL est vidé de substance alimentaire, notre outillage ie est usé, nos chemins de fer Sont avariés, nos vête- | ments, notre linge en I0oques — toute la richesse de la société est détruite. Par la guerre, les peuples sont devenus pauvres, indiciblement pauvres.

Tous les peuples sont devenus pauvres, mais Ceux de l'Europe centrale encore plus que les autres. Car nous Sommes vaincus. Îl nous faudra verser aux, vainqueurs une indemnibé pour les dommages de ‘ss guerre, payer tribut. Pauvres comme nous sommes, D nous devrons encore, dans notre misère, payer aux autres, aux vainqueurs, un impôt gigantesque ! Ris Nous travaillerons. Mais à quoi? Nous devrons Nr: d'abord travailler pour nettoyer notre Sol gaäté de

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