‹ La maréchale d'AubemerChapitre 100 sur 155 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

MANŒUVRES DEJOUEES.

A Magnanville, où Lionel avait promis de se fixer, comptant bien n'en rien faire, madame de Saveuse recouvra la santé et une partie de sa sérénité. La société qui entourait madame d'Aubemer avait plus de mouvement dans l'esprit que dans les habitudes extérieures, mais la maréchale attirait chez elle de jeunes voisines fort agréables avec les([uelles

Gudule montait, à cheval et prenait l'exercice presque indispensable à son âge. Elle était à la campagne depuis près d'un mois lorsque Lionel, au retour d'un des séjours qu'il faisait fréquemment à Paris, en ramena d'Estouteville. Pendant les vingtquatre heures qu'il devait y passer , on parla des nouvelles expériences d'un trèshabile chimiste, ami de la maréchale, et qui se trouvait présent. De questions en questions, de propos en propos, il en vint à offrir de faire à ces dames un petit cours de physique expérimentale à l'usage des gens du monde, si on pouvait lui fournir un local et lui laisser le temps d'apporter le mobilier requis. Cette idée enchanta madame de Saveuse ; la maréchale y prêta volontiers les mains. Un pavillon à l'angle

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