‹ La maréchale d'AubemerChapitre 128 sur 155 · CHAPITRE XIY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIY

RETOUR A MAGNANVILLE.

Sept mois s'étaient écoulés depuis la mort de Lionel, le vieux marquis regrettait encore en lui le père des arrière -petits-enfanls qu'il avait espérés, et la baronne le fils de sa tendresse, en dépit des embarras où il l'avait placée. Non-seulement Lionel avait dépensé tout l'héritage paternel , mais la baronne avait dû faire de grands sacrifices sur sa propre fortune,

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et sa belle-fille renoncer à ses droits. Gudule se retrouvait donc la mince héritière des donjons de Saveuse ; mais elle se retrouvait aussi la fauvette et la rose des montagnes, légère et fraîche comme elles. Madame de Saveuse sentait au fond de l'âme une source de bonheur inconnue jusqu'alors, qui l'embellissait encore et se trahissait dans ses moindres actions. Depuis les confidences interrompues par une catastrophe si imprévue et dont Gudule avait été bouleversée, le nom d'Estouteville ne s'était pas prononcé entre la maréchale et sa nièce ; toutes deux cependant y pensaient sans cesse et se devinaient mutuellement. Sous prétexte de remercier madame d'Aubemer de sa bonté à faire demander de ses nouvelles, Henri

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