‹ La maréchale d'AubemerChapitre 155 sur 155 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

ment Une autre avait donc plus de

droit qu'elle à se réjouir de ce bonheur qu'elle venait d'assurer?... Arrêtons-nous là : peut-être trouverions-nous dans ces paroles de Caroline un nouveau germe de désenchantement pour la maréchale ; il y a de certaines tristesses inhérentes à certaines situations qui se peuvent pallier, mais ne se détruisent jamais.

Bien assuré d'un secret obstiné, le marquis d'Estouteville accepta la somme donnée, et, lorsqu'il vint assister au mariage de Henri, il avait si complètement oublié toute cette affaire, il se montra si fort à son aise, si affectueux, si aimable, si rempli de facile et gracieuse bonhomie, qu'il laissa de véritables regrets en s'éloignant de Saveuse. Quelques semaines plus tard,

l'abbesse de Saint -Joseph ayant fait comprendre à la petite de Toreignstein combien un mari de cinquante ans était préférable à un mari de vingt- cinq, le marquis épousa sa pupille, en riant dans sa barbe de l'invention spirituelle dont il s'était fait doter par son fils.

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