‹ La maréchale d'AubemerChapitre 84 sur 155 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

mon enfant, pour commencer mon ouvrage, ' et si cela ne vous contrarie pas par trop, je vous demande de rester. )>

Gudule rougit en exprimant son acquiescement aux volontés de sa tante ; était-ce le chagrin de renoncer à la promenade? était-ce l'instinct qu'elle pouvait être trouvée déplacée? Je ne sais, mais enfin elle rougit, et pour la première fois, d'une émotion assez complexe pour ne pouvoir se l'expliquer bien nettement.

Madame d'Aubemer hésita un moment sur ce qu'il convenait mieux de faire, mais frappée de l'idée que la circonstance se. pourrait renouveler elle dit à sa nièce, lorsqu'elles se retrouvèrent en tiers avec madame de Montford :

« Je vous demande pardon, ma chère

petite, d'avoir entravé votre promenade, mais ce n'est pas l'usage pour une femme de bonne compagnie de monter les chevaux des autres, et surtout d'une personne en visite, comme elle, dans la maison où elle se trouve ; il y aurait eu moins d'objection à accepter un cheval au duc de Montford ou même à M. de Rieux, quoique en général une jeune femme ne doive monter que des chevaux à elle ; et si Lionel avait... (été une moins grosse bête, aurait-elle volontiers ajouté pour rendre le fond de sa pensée qu'elle ne traduisit pas) , si Lionel avait eu plus de connaissance du monde, il ne vous l'aurait pas proposé. »

Madame de Saveuse prit avec une chaleur inaccoutumée le parti de Lionel ;

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