‹ La maréchale d'AubemerChapitre 83 sur 155 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

(( Moi aussi, dit alors Gudule, je voudrais bien qu'on chantât de l'italien . je sais le grand talent de la princesse Simon, c'est elle qui devrait nous en faire entendre.

— Merci, répondit la princesse sèchement, je pense que c'est assez de musique pour aujourd'hui.

— Ah! princesse, vous avez bien raison! » s'écria madame de Saveuse, en éclatant d'un rire jeune autant que franc; et s'élançant du piano, elle arriva d'un bond au tabouret placé devant la duchesse de Montford et s'assit à ses pieds, admirant sa tapisserie.

u Voilà un ouvrage comme vous en devriez faire, ma tante, au lieu de ces fonds qui vous ennuient.

— Vous n'en avez pas l'initiative, madame ma nièce, j'ai apporté des soies et du canevas, mais il faut que vous me dirigiez, car je ne sais par où m'y prendre. »

Gudule se mit en devoir de ce travail ; toute la jeunesse se dispersa ; le temps s'était élevé et le soleil brillait, lorsque Lionel suivi à distance de Henri et de quelques autres visiteurs rentra dans le salon :

(( On va faire une promenade dans la forêt, le comte d'Estoute ville vous prêtera sa belle jument Carvna, dont je vous ai tant parlé... Venez-vous ?

— Volontiers, » répondit madame dfe^ Saveuse ; mais telle n'était pas l'intention de la maréchale.

« Je comptais pourtant bien sur vous,

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