‹ La maréchale de Villars et son tempsChapitre 20 sur 91 · LETTRE DE M. DE CUAMILLARD · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. DE CUAMILLARD

u nemis qui pourraient s'approcher du lieu où « elle serait ^

a Voulez-vous qu'elle s'établisse à Munich?

d Vous connaissez la politesse de M. rÉiecteur; «vous savez quil a du penchant pour les tl<mies; If quand vous seriez assuré des égards qu*il aurait ((pour vous, ne vous resterait-il pas à craindre «encore la jalousie de M"" rËlectrice, qui* par a sa seule inquiétude , pourrait moins bien Irailer ttM'"* la Maréchale que vous n*auriez lieu de «l'espérer, avec le caractère que vous avez? Il «ne serait même pas impossible qu'il y eût «quelque difficulté sur les rangs.

« Toutes ces difficultés bien pesées. Sa Majesté «désire que vous vous sépariez pour quelque « temps de M™" la Maréchale. Elle se promet « que vous lui ferez ce sacrifice de bonne grâce , H quoiqu'il vous coûte, et que vous vous livrerez « tout entier aux soins de finir une guerre qui «vous doit combler d honneur, et procurer à

^ Cesl ce qui faisait dire ironiquement, un jour, par

Je maréchal à M. de Chamillard : «S. M. peut compter «que je conduirai loin ses ennemis, à moins que je ne t renvoie une partie de Tarmée pour escorter de tVillani. »

56 LETTBE DE M« DE CHEMILLARD.

«Sa Majesté le repos si nécessaire à sa conser-

«vation. Ce premier article a été traité assez

«amplement pour abréger les deux autres ^ •

«Le second artide, c'est d'avoir une grande ((attention pour vous attirer la confiance de «M. rÉlecteur de Bavière, et de faire en sorte ((qu'il n'y ail entre vous et lui qu'une même «volonté; un peu de complaisance pour rendre u à sa personne et à sou rang ce qui leur est dû, «elle ménager sur les petites choses, lorsque «vous penserez diiléremment de lu^ sur les « grandes.

«Le troisième article regarde les opérations « de la guerre , et ce dernier a assez de rapport «avec lautre. Il n'est pas possible que le Roi lui «demande de suivre vos avis; il faut donc que ((VOUS fassiez en sorte par vous-même de Ten- (I gager à faire ce que vous lui proposerez, en ((lui insinuant ce que vous croirez devoir faire,

^ Il a couru contre \ illars le quatrain suivant, dont je dois la connaissance à M. X. Marmier :

Viliars est battu (juclqucfois; Mais faut-il qu'on le blâme?

l'ouvait-il garder ù la loii Ët TAlsace et sa ieumie.-'

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