LE COURS LA B£LNË
J ai parlé de la vogue des marionnettes; un
autre engouement se produisit, vers ce temps-là, dans la société parisienne , celui des promenades de minuit, au Cours la Reine, pendant les chaleurs brûlantes de Télé. On soupait, et puis on allait, en carrosse, promener au Cours, où Ton rencontrait, à minuit, autant de voitures qu aux heures du jour où on y allart d*ordinaire, et Ion y dansait tous les soirs, dans le rond-point disposé h cet effet par des entrepreneurs. « On nest point u à ia mode, dit le Mercure d août 1 7 i i , si l'on «na, à présent, un soufflet ou une carriole dé- «couverte, pour aller se promener la nuit au «Cours; si Ton n*y profite pas jusquau jour du «clair de lune, lorsqu'il y en a, ou si l'on ne «fait pas provision de flambeaux, lorsquii n'y en «a pas. On ni'a assuré que la mode viendrait «bientôt de se passer de ia lune et des flam- «beaux. Dès qu'on est arrivé au rond-point, qui «est au milieu des allées du Cours, les dames.