LES BAL» MASQUES
M"* de Clermont. A leur exemple, toutes les belles dômes de Paris fréquentèrent les bals masqués de TOpéra. Le duc d'Orléans passait de souvent, à quatre heures du matin, dans son cabinet de travail, et le public parisien était émerveillé de ce genre de vie.
La maréchale de Villars ne parut jamais dans ces bals, mais le maréchal, son époux, eut la curieuse faiblesse de s y commettre sans masque avec le maréchal d*Ëstrées« Les deux guerriers souriaient, dans une loge, au spectacle de la folie des assistants, lorsqu^un masque impertinent les aborda d'un ton familier, et leur demanda pourquoi ils ne se mêlaient point à la danse, où leurs lauriers, ombrageant d'au ti es ornements de leurs fronts glorieux, produiraient le meilleur elfet. Le maréchal d'Estrées prit le propos en gaieté^; pour le maréchal de Villars» malgré tout son esprit, il ne put endurer la plai* sauterie et menaça l'insolent du bâton dont il appuyait ses blessures; i quoi le masque ré-
* Le masque insolent avait en vue cette première maréchttie d*£strée9, à laquelle uq effet de foudre inénarrable avait donné une certaine célébrité. (Voyei Lemontey.)