LE FILS DE LA MARÉCHALE
C'est probablement aussi dans les réunions de la Roqiiette qu*a germé la pensée d'une alliance entre le fils unique de la maiécbale et une fille du duc de Noailles, laquelle a été cette troisième dame de Vitlars dont nous avons parlé au début de cet ouvrage. Un autre mariage avait élé arrêté entre ce jeune héritier du vainqueur de Denain et M'^de Beringhen, fille du premier écujer du roi, pelilc-fille de Beringhen, immortalisé par Boileau dans le Passage du Rhin* Mais le projet en fut abandonné, pour en revenir à d*Ayen, à laquelle le duc son père constitua /ioo,ooo livres de dot, avec l'expectative de droits à revendiquer sur la succession de Mantoue. Le mariage ne fut célébré qu'en 1 72 1 ; et, à cette occasion, les consuls de Msit^ seiHe qui avaient à se louer du maréchal de Viilars, firent fabriquer à Lyon une pièce d*étoffe brochée dor, fort riche, estimée à 3oo livres
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raune, qu'ils offrirent à la mariée, accompagnée d*une lettre pleine respect pour le gouverneur de Provence, qui avait vouiu se rendre Tan d^auparayant au milieu des pestiférés de Marseille, et qui en avait été empèclié par un ordre formel du roi.
Ce mariage du jeune Villars ne l'empêcha point, si Ton en croit les chroniqueurs, de se comprometre, en 1722, dans une sotte aventure, à Versailles, en compagnie d'adolescents de son âge. li n^avait alors que ^o ans. L'affaire fut asse& piquante, parce que le jeune roi voulut absolument en avoir Texplication ^ et que Fleury, son précepteur, eut de la peine à la lui faire comprendre.
' Voyez J. Buvat, t. Il, p. 4 10.
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