LA COUR DE SCEAUX
son commerce de coquetterie avec Lamolte^; l'autre se contentant de radoration de ses charmes et du respect de sa considération, avantages précieux, qui avaient été comme les deux pivots de son existence. Une secrète rivalité s*élevait donc entre Vaux-Viliars et Sceaux, malgré les apparences du vasselage.
Toutefois ces apparences trompaient le public et l'opinion , d'autant que le maréchal n*avait pas tardé à i^tomber dans une sorte de disgrâce auprès de la cour du Palais-Royal et de la duchesse de Berry, au Luxembourg. La lille du Régent n'avait pas craint maintes fois d'infliger des mor* tifications au maréchal, à propos de l'exercice de son autorité k l'égard de gens de haut parage qu'elle protégeait. Elle avait voulu lui imposer des ménagements que repoussait le ^caractère fier et jaloux du maréchal. 11 est juste de dire que le Régent, malgré sa faiblesse pour sa fille, ne partagea point la passion dont elle fit preuve contre Villars. Il exigea des excuses de M. de Bauûremont, qui avait manqué de respect au vieux guerrier, mais il soutint ce dernier avec
^ Voy . le IV' volume d*un charmant ouvrage , Les cour* galanies» de M. Desnoiresterres, el m/ra, p. 181.