‹ La maréchale de Villars et son tempsChapitre 43 sur 91 · LA GOUA D£ SC&A.UX · texte numérisé non relu

LA GOUA D£ SC&A.UX

mollesse en d'autres cas, et pour peu que Villars y donnât prise.

Advenant donc la conspiration insensée de Cellamare (1718), et la catastrophe éclatante du duc et de la duchesse du Maine, Villars, à qui Ton avait fait Tattitude d*un mécontent»

put appréhender de se voir enveloppé dans le malheur d'un prince qu'il aimait. Le bruit de l'arrestation possible du maréchal se répandit même à Paris, et le public en fut ému; maille bon sens du Régent lui montra aisément les dangers d'un pareil acte d'autorité, et sa justice éclairée lui montra mieux encore l'abiuidité des préventions qui s*élevaieut contre le vainqueur de Denain et le pacificaleui* de Rastadt, qui ne conspira jamais.

Si l'on en croit Saint-Simon, Villars aurait été déconcerté par ces accusations, et il aurait dû au sang-firoid de la maréchale de sortir avec honneur de cette crise. Ce qui est avéré, c'est que le Régent ne tarda point à lui rendre des témoignages de son estime; il se contenta d'exprimer des regrets sur l'esprit frondeur du maréchal, et l'horizon fut rasséréné pour longtemps à la rue de Grenelle, ainsi quau château de

Page 1