LE CHÂTEAU D£ VAUX
le monde sembla conspirer, bien que plus tard un retour d'opinion se soit manifesté à son égard. Le célèbre Vattel avait été l'intendant de Vaux, et il est avéré par le procès, que Fouquet, pour la dépense de cette maison, donnait à son intendant environ quatre millions par an, monnaie du temps. La dépense pour les domestiques s'^élevait à 371,000 livres. La collation seule offerte à Louis XIV coûta 1 20,000 livres. La dépense du fontainier était excessive: les eaux de Vaux-le-Vicomte avaient devancé celles de Versailles. On n estime pas à moins de cent cinquante, le nombre des jets d*eau qui Jaillissaient dans le parc et dans les parterres, pour retomber en nappes dans des centaines de vasques, ou pour être rejetés par une foule de mascarons, et se perdre en grandes et petites cascades, soit dans des grottes et bassins , ou bien remonter en gerbes pour couronner la terrasse et l'amphithéâtre. Lorsque le duc de Villars, après la mort de la maréchale sa mère, voulut mettre un terme à T entretien ruineux de ces çaux, il vendit le plomb provenant des conduites souterraines au prix de 490,000 livres. Le maréchal de Villars n*ayant pas les ressources