‹ La maréchale de Villars et son tempsChapitre 60 sur 91 · LB SALON DB M"^ DB LAMBERT · texte numérisé non relu

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lisait les brillantes coaapagnies que le maréchal et la maréchale de Villars appelaient au château de Vaux. A Sceaux, lesprit de Cbaulieu, de La Fare, de Saint-Aulaire et de Malézieux, étaient, pour une princesse qui se croyait déclassée, comme la consolation ou la distraction de l'impuissance politique à laquelle elle était condamnée. A Vaux, la conversation politique et administrative avait une place assez libre, sous l'impulsion d'un grand personnage comme le maréchal, membre des conseils du Gouvernement, pendant que Tesprit philosophique et littéraire se donnait carrière dans d'autres coins du parc ou du château, avec l'encouragement des belles dames et des supériorités de Tépoque. Una teinte d'opposition réservée et sensée répandait tout à la fois du piquant et de la gravité sur l'ensemble des conversations. A Sceaux, on pouvait pressentir une secrète affiliation à des vœux étouffés; la société de Vaux était grande ouverte à la liberté , sans arrière-pensée.

Toutautre était le caractère du salon de M°^de Lambert. La maîtresse de la maison était d'assez grande naissance, et ce qu'on nommait la bonne compagnie y dominait, par le ton, la culture

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