‹ La maréchale de Villars et son tempsChapitre 87 sur 91 · LES DERNIERS JOURS · texte numérisé non relu

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obtint plus de crédit sur son esprit que le philosophe, et il parait que ce fut lobjet d une déception pour Voltaire, qui en a consigné le souvenir douloureux dans sa correspondance avec M"* du DefTaiid, laquelle ne lui fut pas plus fidèle, à Theure suprême. Voltaire parait n avoir pas voulu lutter dinfluence avec la duchesse de Villars auprès de la vieille maréchale; mais il mit plus d msistance auprès de M"* du Defi&nd , sans être plus heureux. Ses ouailles lui échappaient.

Après avoir pris> avec cette dernière, une sorte de rendez-vous pour discuter la question des fins dernières, il lui écrivit, le Ix juin 1764, un an après la mort de la maréchale , la lettre suivante :

Nous avons un graod sujet à traiter. 11 s'agit de bonheur, ou da moins d*ètre le moins malheureux qu*oD peat dans ce monde. Je ne saurais souffrir que vous me disiez que plus on pense, plus on est malheureux. Cela est vrai pour les gens qui pensent mal; je ne dis pas pour ceux quj pensent mal de leur prochain, cda est quelquefois très amusant : je dis' pour ceux qui pensent de travers : ceux-ci sont à plaindre sans doute, parce qu'ils ont uno maladie de Tàme, et que toute maladie est un état triste.

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