LA FEKRUBE DU BŒUF
de h paroi; et à oe que Textrémité poètérienre, suffisamment bombée, embrasse et recouvre le. renflement du cous* aneb plantaire sans le comprimer.
yaction de parer consiste à enlever, avec le rogne-pied d'abord, puis avec le boutoir, toute la partie de la paroi qui déborde la sole, en pince principalement. L'onglon du bœuf pousse surtout dans cette région. Les maréchaux ont la mauvaise habitude d'amincir la sole ; il convient de s'en abstenir. U snffit de rogner la paroi de telle sorte que, les deux onglons étant égaux, leur appui se fasse avec la môme intensité par tous les points de la sur&ce plantaire.
Le bœnf n'est généralement pas assez docile ponr qn'on paisse se dispenser de le mettre dans le travail , afin de lui pratiquer Topà^tion. Nous avons dit comment cela sWectue, et nous Tavons fait figurer (gravure 81, p. 93).
Une fois le pied paré, le fer ajusté est attaché avec de petits dons en rapport avec Tépaisseur de sa paroi, qui sont brochés suivant les règles formulées à propos de la ferrure des solipèdes. Après cela, il ne reste plus qu'à rabattre sur Ponglon le pinçon ou la bande de fer partant de l'extrémité antérieure du bord interne.
A cet effet, le maréchal, tenant coup en appuyant les bords réunis de ses tricoises sur Textrémité antérieure du fer, au niveau de la pince, frappe sur le prolongement, d'abord vers sa base, puis vers Textrémité, de façon à ramener par tous ses points au contact de la paroi.
Les deux onglons ainsi ferrés ont l'aspect c^ue noua montre celui de gauche sur la âg. 33«
Oette fermre usuelle a Finconvénient de changer complètement les conditions de l'appui du pied, en soustrayant la sole, et surtout la corne élastique qui recouvre le coussmet plantaire, au tsontact direct du sol. Aussi la marche du bœuf ferré de la sorte est-elle moins facile et moins sûre que celle du bœuf qui va pieds nus.
lôO LA MARÉCHALERIE.
Les fers, en raison de l'étendue de leur surface, s'ébranlent facilement , et bientôt on les entend battre , jusqu'à ce qu'ils s'arrachent tout à fait.
Par les vides qui restent vers le bord interne , entre les deux onglons, de petits graviers pénètrent entre le fer et la sole de l'onglon, s'y accumulent, et produisent des con-
Fig. 33. — Pied de bœuf ferré suivant la méthode usuelle et la méthode périplantaire.
tusions qui déterminent une boiterie. En certaines contrées de la France, on dit alors que le bœuf est engravé, et c'est un accident fréquent.
Tous ces inconvénients, ainsi que bien d'autres que nous négligeons de signaler, sont évités par l'emploi de la ferrure périplantaire , qui s'applique au bœuf comme au cheval.
Nous allons la décrire sommairement.
liiliij&U^ DU HWJV.
Ferrure périplantaire. — Les détails dans lesquels nous sommes entrés, au sujet de la méthode , eu général , me permettront d'être bref en ce qni concerne son appli^ cation au bœuf. De bonnes gnivures simplifieront d'ailleurs encore la tâche. Les principes sont toujours les mêmes; il n'y a que quelques particularités de forme h indiquer.
Le fer (fîg. 34) représente à peu près la moitié d'un fer de cheval, replié à angle droit vers la pince , comme la paroi qu'il a pour objet de protéger coutre Tusure. Il n'a que trois ou quatre étampures, suivant son étendue» et son épaisseur est proportionnée à celle de la paroi. M. Charlier avait d'abord songé à le pourvoix d'an prolongement ou pinçon ; il y a ensuite renoncé avec raison : ce prolongement n'est pas nécessaire pour la soUdité de la ferrore.
La f euillnie se pratique comme celle du cheval , toutes proportions gardées.
Le fer s'ajuste, se fait porter à chaud et se broche aussi de la même façon.
La gravure 33 montre Taspect du pied ferré.
Les premiers essais d'appUcation de la ferrure périplantaire au bœuf ont été faits chez M. de Béhague, à Dampierre (Loiret), avec un plein succès. C'est un maréchal de Maine-et-Loire qui en a eu la première idée et qui en a fait part i Tinventeur de la méthode, ce que oelid-ci s'est empresse de proclamer avec une entière bonne foi.
Les avantages sont tout aussi évidents pour le bœuf que pour les solipèdes, bien quMls ne soient point tous du même genre. Les principaux sont l'allégement considérable du fer et sa plus grande solidité, la Ubcrtc que ce fer laisse à Fallure par un appui plus normal des onglons, et
Kg. 34. — Fer iK iiplantaire du bœui.
m LA MABËCffATiTIKTF»
rimpossibilité de raooamnlation des graviers causant les contusions dont nous avons parlé.