‹ La maréchalerie; ou, Ferrure des animaux domestiquesChapitre 26 sur 58 · ACCIDENTS DE LA ÏEBEXJKE · texte numérisé non relu

ACCIDENTS DE LA ÏEBEXJKE

déjà parlé et dont nous parlerons, comme à celui dont il

s'agit en ce moment.

Si la claudication ne se manifeste que dans la journce ( jui suit celle de laferrore^llyaliende déferrer Tanimalet de dégager le trajet du clou, poor le panser ainsi qu'il a été dit

plus haut.

Si la claudication, s'étant montrée tout d§ suite, n'a pas disparu après le même temps écoulé, si elle a au contraire

augmenté et que de la chaleur se soit manifestée au sabot, il faut encore déferrer le pied et le maintenir en permanence dans un bain froid. O'est le meilleur moyen de conjurer la suppuration, toujours redoutable dans les tissus sous-ongulés, ces tissus étant bridéspar la corne inextensible du sabot.

En somme, à part les précautions indiquées, il importe surtout d'observer attentivement Tanimal dont le pied a été piqué ou lésé d'une façon quelconque par un clou, pailleux ou non, qui s'est coudé dans son trajet,, afin de porter en temps opportun remède aux accidents qui en pourraient résulter.

Le maréchal, je le répète, se met tout à fait dans son tort, il est passible de dommages-intà^ts, et tout au moins de perdre la confiance de son client, lorsque celui-ci, faute d'avoir été préraiu, laisse se développer les conséquences d'une piqûre et n'appelle pas au m<»nent utile le vétérinaire dont les soins éclairés pourraient le conjurer.

Pied serré. — On dit que le pied est serré, lorsque l'un ou plusieurs.des dous, brochés trop près des parties vives, les compriment et y produisent de la douleur. C'est ce qui arrive quand ces clous, surtout dans la région du quartier, ont été brochés trop haut , c'est-à-dire quand ils sont sortis trop loin du bord plantaire du sabot. Un clou coude dans , son trajet peut aussi produire le même effet.

On sait que le sabot a sa paroi d'autant moins épaisse^ qu'on la considère plus près du bourrelet. La lame du clou,

LA MABâCHALEBIE.

pénétrant, a donc là moins d'espace pour cheminer entre wà deux BnrfÎEKîes^ et la distance qni la sépare des fenilleis de chair n'est pas assez forte pour que ces feuillets n'en soient point nn peu froissés. Or, comme ils sont très sraisibles, ei raison de leur fine organisation , l'animal ressent de lenr bmsèment, si faible qu'il puisse être, une impression douloureuse*

Oette impression se manifeste, à son moindre degré, par une gêne dans Tappui du pied, comparable à celle qu'occasionne Tencastelure à son début. Â un degré plus intense elle détermine la boiterie.

L'on ne s'aperçoit donc que le pied est serré par les clous, qu'en voyant l'animal marcher.

La seule indication à remplir, en cas pareil, est de retira* les clous mal brochés et de les rem^dacer par d^autres implan< tés dans une meilleure direction.

 cette condition Taccident n'a ancone gravité, la compression n^ayant été que peu étendue et momentanée. Si elle persistait, au contraire, elle déterminerait certainement des accidents de congestion ou de fourbure, dont les conséquen* ces sont faciles à prévoir, surtout si Fanimal , après avoir été ferré, devait fournir une longue course.

De tous les accidents de la ferrure, celui dont il s'agit est le moins excusable, attendu qu'il est de tous le plus br cile à éviter. Ajoutons, avant de finir, que l'usage de la ferrure périplantaire , par les dispositions obligatoires de cette ferrure bien appliquée, le rend absolument impassible.

TABLE ALPHABÉTIQUE

DES FiaUBES.

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Fig. 1. Ânatomie du pied 9

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