‹ La maréchalerie; ou, Ferrure des animaux domestiquesChapitre 25 sur 58 · ACCIDENTS DE LA. FERRURE · texte numérisé non relu

ACCIDENTS DE LA. FERRURE

partie carbonisée ayanfc été enlevée. En la touchant du beat dn doigt , on (^aperçoit qu'elle a conservé une tempé-

ruLure élevée.

L'animal ne tarde pas à manifester de la douleur par one boiterie, si même cette boiterie ne se hit point tout

de suite obsemr, ce <jui est riudice d'une brûlure intense et profonde.

Les aocidents de brûlure sont toujours gmves^ mais fort heureusement ils sont assez rares. Pour peu qu'ils aient • d'intensité, ils sont suivis d'une suppuration du tissu velouté, qui décolle la sole, et qui peut, si elle a été méconnue, aller jusqu'à provoquer la chute du sabot.

Pour éviter ces conséquences fâcheuses, la prudence oommande d*amincir le plus possible la sole dans le point brûlé, et d'y appliquer aussitôt un topique léfrigérant. Les bains fi;oids à Teau courante sont excellents, pourvu qu'ils soient longtemps prolongés.

Lorsque la brûlure a été faite, les maréchaux ont la coutome, après avoir aminci la sole, d'appliquer sous le fer une aorte de cataplasme de crottin de cheval hmnide. Gela sofSt le plus souvent, en vérité, pour conjurer tout accident ultérieur, mais seulement dans le cas de brûlure légère, qui ne fiut point boiter. Dès que la claudication se manifeste, le jilus sage est d'avoir recours aux conseils d'mi vétérinaire.

Piqûre. — En brochant un olbu dont l'affilure n'est pas

bonne, ou qui a été implanté trop à gras et dont la marche n'a pas été bien suivie par Foreille au son qu'il produit en pénétrant dans le sabot, il arrive que ce oloa pénètre du o6té des tissus vivants, au lieu de sortir à la face externe de la paroi, après avoir parcouru une certaine étendue de son épaisseur.

Dès que la pointe a touché le tissu sensible, l'animal en manii'efite Pimpression douloureuse par le brusque mouve-

LA ICAEâCHAIiEBIE.

ment clo sou membre^ ayant pour objet de soustraire le pied à Tattaqne qu'il a reçue.

On dit alora que l'animal a été piqué, et c'est le mot propi i .

Le maréchal, au lieu de frapper de nouveau sur la tete du clou (oe qui serait le comble de la maladresse, sinon de k brntf^té), doit s'empresser de retirer ce dou avec ses tricoises.

Suivant l'étendue de la pénétration, et par conséquent de la lésion produite dans le tissu vivant, le sang se montre ou

ne se montre pas dans le trajet parcouru par la lame du clou. S'il vient du sang, il faut le laisser couler en remet* tant le pied à terre, jusqu'à ce que l'écoulement s'arrête de lui-même. C'est le meilleur moyen d'éviter les accidents ultérieurs, et notamment la suppuration du point lésé.

Si un fort écoulement de sang annonce que la lésion a été intense et profonde, il convient d'enlever le fer et de dégager le trajet du clou qui a piqué, en creusant une rainure aussi profonde que possible, avec la corne du boutoir, ma la ligne de jonction de la sole avec la paroi , de façon à mettre presque à jour, sinon tout àfiût, le point piqué; on verse ensuite en ce point de l'essenoe de térébenthine, on applique un peu d'étoupe imbibée de cette esseilce dans la rainure, puis on réapplique le fer.

Même dans le cas de piqûre légère, il est toujours indiqué de fidre pénétrer de l'essence de térébenthine dans le trajet du clou et de ne point brocher un clou nouveau dans l'étampure, même dans une meilleure direction, bien entendu.

L'intensité et la persistance, on la disparition de la hoU terie causée par une piqûre, donnent la mesure de la gravité de l'accident.

Le maréchal manque à son devoir, et commet une firate

dont il devient comptable, lorsqu'il ne prévient point le propriétaire de l'animal ferré par lui de l'accident qui lui est arrivé et ceci s'applique à tous les autres dont nous avons

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