‹ La Mariane, tragédie;Chapitre 24 sur 112 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

elle a sa main gauche à la hauteur de la ceinture ; ses manchettes de dentelles sont retroussées sur le poignet.

Cette gravure servit, telle quelle et sans changement de date, pour la seconde édition qui est de la même année 1637, et pour la troisième, de 1639. P^^^j ^" 1659, la composition d'Abraham Bosse fut utilisée comme frontispice de la tragédie de La Calprenède : La Mort de^ En/ans d'Herode, On Suite de La Mariane.

A cet effet, l'inscription du cartouche a été modifiée comme suit. La ligne : La Mariane est précédée d'une ligne comprenant ces deux mots : Svite de ; la ligne : du Sr de Tristan a été effacée sur la planche, non sans laisser de visibles traces. — Et, dans le dessin lui-même, Mariane a été transformée en l'un de ses fils. Le corps du personnage, plus massif, est vêtu d'une cuirasse et d'un juponnet laissant les jambes nues jusqu'aux brodequins montants ; le profil est d'un adolescent ; la tête est nue avec des cheveux bouclés ; les avant-bras sont nus, et la main gauche se trouve remontée un peu plus vers le haut de la poitrine. — Au bas, on a repris le 7 de lô^j pour en faire un 9 un peu raidi, anguleux par en haut.

Le frontispice fut ensuite réintégré dans la quatrième édition de La Mariane, parue en 1644.

L'inscription du cartouche est remise en son premier état ; la ligne SviTE de se lit presque encore, au moins en partie. Au bas, la date 16)^, avec le 7 changé en 5?, subsiste.

Le traitement subi par la planche ne permit pas sans doute de revenir simplement à la Mariane primitive : c'est donc cette fois le jeune prince qui a été féminisé. Le corps garde son ampleur et reste vêtu de la cuirasse et du juponnet, que corrigent mal un collier de perles, précédemment supprimé, et une sorte de draperie tenant on ne sait comme, derrière le dos. Les jambes et les bras demeurent nus ; la main gauche est toujours levée. Le profil a été à peine adouci parle changement apporté à la coiffure : les cheveux, maintenant lissés et massés, s'ornent d'un rang de perles et retrouvent la couronne à coiffe faisant saillie, mais qui est placée vers la nuque, de façon instable.

Les divergences de texte entre l'édition originale et le manuscrit sont notables, on le verra. La principale consiste dans le

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