MONSEIGNEVR LE DVC D'ORLEANS
Apres l'estime que vous auez faite de cette Peinture parlante de MARIANE, ie croirois diminuer beaucoup de son prix, si ie n'auois l'honneur de la présenter à VosTRE Altesse. Vous auez payé trop prodigalement vne si petite rareté, l'ayant apellée Merueilleuse ; & certes cette louange de la bouche d'vn si grand Prince, mérite bien de plus dignes reconnoissances que cellecy. le ne prétends pas aussi, Monseignevr, m'acquiter par vn si petit hommage, des honneurs que ie dois à Vostre Altesse : ce seroit vser d'actions de grâces trop communes, vers vne Diuinité si propice. l'espere bien de présenter quelque iour à vos Autels des Offrandes plus receuables. Les Muses dispensatrices de la gloire, n'auront qu'à me fournir assez d'industrie pour ce beau dessein, ie m'asseure que vos Illustres actions m'en donneront assez de matière. L'Ange qui veille pour le salut de la France, & qui trauaille si glorieusement pour sa prospérité, ne l'a pas encore conduite iusqu'à la grandeur où elle doit arriuer. Si la Ivstice & la Pieté, accompagnées de la Valevr, ne promettent aux nobles projets du Roy, que des succès bien fauorables ; les
M. (Pas de Lettre a Monseignevr.)
Lin. A Monseignevr le Dvc b'Orleans, En présentant la Tragédie de Mariane à son Altesse Royale .