‹ La marin anglaisChapitre 12 sur 88 · Life and Labours of il. Wilson y p · texte numérisé non relu

Life and Labours of il. Wilson y p

matelots ». Et elle trouve auprès de « ceux qui aiment Jack » le concours nécessaire pour obtenir les réformes les plus diverses. Nous verrons, au cours de cette étude, quel rôle le syndicat a joué dans cet ordre d'idées.

Très difficile est d'apprécier l'activité de la Seamejis' Union. Celle-ci peut être considérée à deux points de vue opposés. D'une part, elle est un organe de défense et de progrès ; elle donne aux marins isolés les renseignements nécessaires pour connaître l'étendue de leurs droits, et leur prête son concours pour se défendre ; les leaders radicaux ont fait beaucoup, dans les directions les plus diverses, pour l'amélioration du sort des gens de mer. Mais, d'autre part, elle est un organe de fréquentes révoltes et de troubles perpétuels, pour donner à chacun plus le sentiment de ses droits que celui de ses devoirs. L'indiscipline a beaucoup augmenté, à la lecture de l'ancien journal, qui parut successivement sous les titres Seamens Chronicle et Seafaring et que la situation financière ne permet plus de soutenir. Le courant d'idées réformistes à outrance fait considérer à l'homme, hier calme, ses intérêts comme si opposés à ceux des armateurs, qu'il voue à ceux-ci une haine mortelle, rendant difficile une paix continue.

La déchéance du syndicat a, malheureusement, réduit son rôle utile, à mesure qu'ont diminué, heureusement, ses effets nuisibles.

Il nous faut remarquer que la Sailors' Union

est « fédérée avec tous les syndicats de marins du monde », ainsi qu'elle le dit elle-même; elle fait partie de la « Fédération internationale des travailleurs des industries de transport », ce qui augmente son intérêt à nos yeux.

m. — Les syndicats d'officiers.

Plusieurs syndicats ont été constitués pour défendre les intérêts des capitaines et des officiers de la marine marchande. Un d'entre eux a aujourd'hui une importance notable : la Merchant Service Guild^ qui date de 1894 et compte plus de 10.000 adhérents. On peut aussi citer la British SJiipmasters' and Officers' Protection Society, la Scottish Shipmasters^ Association et la Fédération of Shipmasters^ and Officers' iinder tlie British Fia g, dont le rôle et les moyens d'action sont identiques.

« Le but de la Guild, dit elle-même celle-ci, est d'unir, afin de masser leurs forces, les capitaines et officiers munis de certificats. Elle veut les mettre en mesure de demander et d'obtenir une part directe dans la confection des lois et règlements qui les gouvernent ; améliorer leur profession d'une façon générale; leur fournir l'assistance juridique dans le domaine professionnel; et, en même temps, favoriser des relations cordiales entre eux et les employeurs, les armateurs. »

« Depuis sa formation, dit la Liverpool Daily i-ost^ la Guild a justifié son existence en attirant

Fattention sur les injustices dont les officiers souffrent individuellement ou collectivement et, à maintes reprises, en y remédiant. » Son action a été souvent ferme, jamais violente. Voyons d'abord les services qu'elle rend à ses adhérents en particulier ; nous montrerons ensuite ce qu'elle a fait et désire obtenir tant pour l'ensemble des officiers que pour les marins en général.

Tout membre qui verse la cotisation ordinaire a le droit d'être assisté gratuitement en justice, en cas de procès résultant de l'exercice de sa profession ; il peut aussi obtenir sans frais pei^onnels une enquête sur des faits utiles à établir définitivement. Le secrétaire général de l'association recueille les offres et demandes d'emplois, pour le plus grand profit des adhérents souvent éloignés, et trouvant assez difficilement une place par suite de la pléthore de marins munis de certificats. L'attention de tous est attirée sur les mérites de l'assurance, soit maritime, soit sur la vie, et des offres de polices sont faites aux conditions les plus avantageuses.

Les officiers de la City Line de Glasgow étaient retenus à bord de leurs navires lorsqu'ils se trouvaient dans leur ville; ils ne pouvaient presque jamais voir leur famille et leurs amis. La Guilcl obtint, à force d'insistance, qu'ils auraient un certain nombre d'heures de liberté, après un certain nombre d'heures de service *.

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