‹ La marin anglaisChapitre 18 sur 88 · Guild Gazette, avril · texte numérisé non relu

Guild Gazette, avril

Ce n'est point tout : le capitaine a à tenir compte de dispositions légales, très tracassières.

Les autres officiers du bord n'encourent guère de responsabilités que lorsqu'ils sont de quart ou dans leur sphère propre d'activité.

La loi anglaise donne aux capitaines « les droits juste nécessaires pour leur rendre possible l'exercice de leurs devoirs ». Elle s'en montre chiche au point de les gêner. « Un capitaine peut engager sans s'en douter un équipage de bandits qui veut exécuter le moins de travail possible, refuse les marques ordinaires de res.pect à ses supérieurs et, soit déserte, soit se fait emprisonner au premier port, non parce que le bateau est mal aménagé et mal dirigé, mais par amour du changement... Les rascals qui ont transformé le bateau en une antre flottante, confiants dans la douceur de la loi anglaise et sa sévérité pour toute forme 'd'oppression, agissent à leur guise; si on les mène devant les tribunaux, ceux-ci peuvent les condamner à une retenue sur leurs salaires, sans les punir vraiment, car ces sortes de matelots n'attachent pas la moindre valeur à l'argent* ! »

Pour assurer le respect des dispositions légales et empêcher les abus, le Gode maritime se montre très rude vis-à-vis des officiers, ce qui, « loin de les relever, les abaisse aux yeux de l'équipage^ » !

Un jurisconsulte^ a additionné les amendes

\. Frank T. Bullen. The Men, p. 49. . 2. A. Saunders. The Légal Guide, p. 106. 3. Id., ihid., p. 146.

dont le Code maritime menace les officiers, et il est arrivé aux résultats suivants :

liv. st.

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