‹ La marin anglaisChapitre 32 sur 88 · Eod. loc · texte numérisé non relu

Eod. loc

Cette situation a soulevé de vifs débats dans la presse et dans les congrès. On a recherché les causes de ce « péril national ». Pour les uns, les salaires élevés et l'existence relativement agréable des grandes villes détournent de la principale industrie nationale les meilleurs éléments \ D'autres déclarent que la nourriture, si infâme à bord de nombreux bateaux, décourage les jeunes gens les mieux disposés à devenir marins. D'autres encore rejettent la faute sur les armateurs, qui ramènentdans le pays plus d'étrangers qu'ils n'en emmènent ^.

En réalité, il en est, en Angleterre, des gens de mer comme des autres travailleurs. Les habitants misérables des pays peu favorisés ont été attirés vers ce pays réputé pour sa richesse; et ils y ont trouvé un emploi, surtout dans les branches les moins qualifiées et les moins payées, complétant les cadres et déplaçant les nationaux en une oertaine mesure. Nous avons constaté le même mouvement, dans l'industrie du vêtement à Londres, à Manchester et à Leeds ^ ; la cause principale est ici identique : offre à meilleur compte sur un marché libre. De même encore qu'à Whitechapel, les étrangers, employés depuis

1. Report of the Committee on the Mercantile Marine, Londres, 1903, p. VI.

2. H. W. Macrosty. Die Lage der in britischen Kauffahrteidienste bescfiàftigten Personen, Schriften des Vereijis fur Socialpolitik, t. C.III, p. 59.

Page 1