André-E. Sayous, Whitechapel, Paris, Rousseau
quelque temps ou connaissant par avance leur métier, ont été vite appréciés par leurs qualités propres — leur sobriété et leur discipline en particulier, — et ils ont pu, sans risquer d'être écartés, obtenir une situation identique^ parfois même supérieure à celle des nationaux!
Sur les conséquences de la diminution de matelots anglais et l'augmentation des étrangers, on discute à perte de vue.
Les uns montrent que l'Angleterre est menacée de disette en temps de guerre ; d'autres haussent les épaules devant de pareils propos, et rappellent le nombre considérable de marins nationaux.
Beaucoup considèrent qu'il est très difficile et dangereux de dirigerun équipage avec des hommes parlant des langues très différentes. Si le tableau de la page 70, précisant le lieu d'origine de l'étatmajor et de l'équipage de F « Afghan Prince y^^ n'indique pas, certes, ce qui est de règle, il n'en montre pas moins un péril.
Les sociologues se placent à un point de vue différent : ceux qui défendent les intérêts économiques du pays considèrent comme dangereux pour la compétition avec l'étranger les salaires élevés des matelots anglais — les plus élevés en dehors de ceux des matelots américains ; — ceux, au contraire, qui veulent relever le Standard ofLife des gens de mer y voient une menace d'arrêt pour le développement du bienêtre.
Le Board of Trade nous a fourni pour 1901 la
TABLEAU
indiquant le lieu d'origine de chaque officier et homme d'équipage du bateau anglais V Afghan Prince en 1889.