F. T. BuLLEN, Tfie Men, p
2. Cùmpendium ofthe Law ofMerchant Shipping, Londres, 1881, 1. 1, p. 126.
tre l'autorité de ses chefs : le capitaine ne doit le mettre aux fers que s'il y a nécessité absolue; sinon, il doit attendre la décision du tribunal compétent.
Une enquête s'impose souvent, afin de donner au matelot l'occasion et les moyens de se défendre. Il est prudent de la part des capitaines de consulter les officiers de leur bord, pour couvrir leur responsabilité K Mais la loi, qui ne prévoit pas les punitions corporelles, prévoit encore moins une procédure et un système de peines.
En fait, les choses se passent souvent d'une autre façon. La justice rapide et arbitraire du capitaine est, avec Jack, la plus efficace, la seule efficace. Il est d'ailleurs assez aisé, lorsqu'on le veut, de considérer comme absolument nécessaire ce qui n'est que très utile. S'agit-il de refus d'obéissance de la part d'un homme qui oppose la force d'inertie? Il est certes difficile de sévir aussitôt; « un capitaine, qui peut livrer le délinquant à la justice au premier port afin qu'il soit procédé selon la loi, aurait beaucoup de peine à convaincre un jury que sa punition était opportune ^ ». Au contraire — et c'est le plus fréquent — y a-t-il menaces ou violences? Mieux vaut maîtriser aussitôt le forcené ' et, par un exemple tangible, ramener la tranquillité à bord où elle risque d'être troublée.