lUd
En dehors de la désertion et d'autres actes voisins que nous étudierons séparément, la loi punit de peines variables un certain nombre d'infractions.
Sont considérées comme « fautes contre la discipline » [offences against discipliné) :
a) Quitter un navire sans permission, après l'arrivée au port de déchargement et avant qu'il ne soit mis en sûreté (confiscation d'un mois de paye au maximum) ;
b) Désobéir volontairement à un commandement légitime (emprisonnement durant quatre semaines au maximum et confiscation de deux jours de paye) ;
c) Désobéir volontairement d'une façon continue (emprisonnement d'une durée de douze semaines au maximum et confiscation pour chaque vingt-quatre heures de désobéissance de six jours de paye au maximum) ;
ci) Commettre des voies de fait sur le capitaine ou un lieutenantou un mécanicien breveté (emprisonnement durant douze semaines au maximum) ;
e) S'entendre avec d'autres membres de l'équipage pour désobéir à des ordres ou manquer aux devoirs ou encore arrêter la traversée d'un bateau (emprisonnement durant douze semaines au maximum) ;
/) Causer un dommage au navire ou à la cargaison (confiscation d'une somme équivalente à la perte éprouvée et emprisonnement durant douze semaines au maximum) ;
g) Faire de la contrebande (retenue des salaires dans la mesure de l'amende, art. 225 G. mar.).
Quiconque, par ivresse ou négligence :
a) commet un acte pouvant entraîner la perte du navire, etc. ;
b) refuse d'exécuter un acte nécessaire... ;
c) est coupable de délit (art. 220).
Tous les gens touchant de près à la navigation — capitaines, armateurs et consuls — se plaignent depuis longtemps de l'absence de discipline à bord des bateaux anglais. Devant toutes les commissions officielles, leurs plaintes ont été nombreuses ^
Si, sur les grands paquebots, l'ordre et la tranquillité existent généralement, parce que le capitaine a fait un choix attentif de ses hommes et a pu le faire pour payer des salaires relativement élevés et bien nourrir les équipages, sur les voiliers et sur les tramps^ le contraire a été mille fois constaté ^
La cause première du mal est l'état d'ivresse dans lequel Jack arrive à bord ; plus d'une fois, les officiers ont dû remettre leur départ jusqu'au moment où ils disposeraient d'un équipage moins surchauffé par l'alcool. Dès le début du voyage commencent les menaces. Souvent cette situation change à la mer ; souvent aussi, hélas ! elle s'y pro-