CONCLUSION
Le sort des matelots anglais du commerce s'est beaucoup amélioré au cours du xix^ siècle. « Il y a quatre-vingts ans, les privations étaient grandes; les bateaux étaient souvent des antres flottants (floatijighells). Les ports étaient pleins d'aventuriers en quête de victimes. Les crimps et les femmes abandonnées guettaient Jack sur les quais et lui dérobaient l'argent si péniblement gagné; à défaut d'autres arguments, on jouait avec lui et Ton trichait ^ »
Aujourd'hui, la vie est beaucoup moins rude à bord des bateaux britanniques; et, si l'on peut faire encore un tableau assez noir de l'existence que Jack mène à terre, les traits doivent en être très sensiblement atténués.
Les progrès que nous constatons ont une double cause : les progrès qui se sont produits dans la classe ouvrière et dans les quartiers populaires d'Angleterre, et l'intervention du législateur.
Le règne de la reine Victoria a marqué dans l'ordre social comme dans le domaine économique. Les classes laborieuses se sont peu à peu