G.-H. PiKE, Among the SatTors, Londres
relevées de l'état d'horrible misère oii elles étaient tombées à la fin du xyiii*^ siècle et au commencement du xix^; les districts pauvres sont devenus plus habitables et l'existence de sa population plus humaine.
A ces motifs d'ordre très général, il faut en joindre un, plus spécial : la législation maritime a beaucoup facilité la transformation ; et on doit considérer comme excellentes dans leur ensemble les dispositions, que nous avons étudiées et qui se trouvent condensées dans le Gode de i894: elles mettent un terme aux abus les plus fréquents dans une des principales branches de l'industrie nationale, sans intervenir dans les questions les plus délicates et les plus insolubles d'une manière trop vive, sinon inopportune.
Durant les dernières années cependant, les progrès se sont accentués plus par suite du courant général que pour des causes particulières. L'élément législatif a passé au second plan. Certes, l'opinion publique n'a pas oublié Jack; les dernières enquêtes le prouvent surabondamment. Mais le plus urgent est fait, le courant « socialiste d'Etat » se trouve moins fort, et la situation économique, peu prospère, ne permet pas des réformes coûteuses.
L'argument principal de ceux qui protestent contre une intervention du législateur a été formulé d'une façon très nette par sir Robert Giffen, devant \di. Commission on Subsidies : « les réformes sociales sont peu de saison à cette époque
d'ardente compétition ». La marine de commerce ne peut plus supporter de nouvelles charges ; le fret est trop bas ; toute loi, faite dans l'intérêt des équipages, retomberait sur ceux-ci, en rendant victorieuse la concurrence étrangère sur le marché des transports maritimes.
Un langage identique à celui de sir Robert Giffen a été tenu par les armateurs français devant la Commission de la marine ; c'est celui du bon sens. Nul doute que, si nous prenons une plus complète conscience des questions maritimes, nous ne renoncions, comme TAngleterre, à imposer de nouvelles charges à notre armement.