‹ La Marine Marchande AmericaineChapitre 34 sur 62 · RUES · texte numérisé non relu

RUES

les armateurs américains ne songèrent à se plaindre des exigences de celte loi, dont le principe est excellent ; en la volant, le Congrès a obéi en premier lieu a un sentiment humanilaire ; en second lieu au désir d'attirer dans la Marine marchande un grand nombre de ciloyens, et cela dans l'intérêt de la nation tout entière. [1 est donc jusle que, non seulement les propriélaires de navires, mais Lous les ciloyens fassent les frais du supplément de dépense qu'entraîne pour l'armement la mise en vigueur du « Seamen's Act ».

A l'inverse, tout semble favoriser le concurrent le plus redoutable des Etats-Unis : la Grande-Bretagne.

En outre des frais de construction et d'armement beaucoup moins élevés, cette dernière nation trouve dans l'existence de ses nombreux dépôts de charbon, évalués à plus de 325 par l’Amiral Benson, le moyen de développer son industrie marilime.

C’est ainsi que ses navires marchands quittent les ports anglais avec un chargement de charbon qu'ils déposent à la station près de laquelle 1ls sont assurés de trouver un fret de retour rémunéraleur. Les armateurs anglais peuvent donc aller chercher des produits étrangers dans les contrées les plus éloignées du globe, en étant assurés de ne jamais partir sur

lest.

Page 1