‹ La Marinette, ou Le théâtre de la farce, comédie en un acte, en versChapitre 36 sur 38 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

les mêmes, MARINETTE, LE PRÉSIDENT.

J'arrive au bon moment, Le public va venir. — Je suis prête.

GARGU1LLE.

Vraiment?

— C'est inutile. — On va jouer une autre scène; C'est le vieux Lysimon qui plaide contre Arsène.

La pièce n'est pas faite.

GÀRGUILLE.

Eh bien ! on la fera.

La femme...

garguille, montrant Guillaume, Avec la pièce on Pimprovisera.

tu r lupin, au Président.

Maintenant, écoutez de toutes vos oreilles, Et fendez-vous les yeux, car on fera merveilles. Du spectacle, monsieur, vous aurez les honneurs.

LE PRÉSIDENT

Par la sambleu ! je crois qu'ils font les raisonneurs!

turlupin, le lorgnant.

Quidjuris ?

LE PRÉSIDENT

Insolent! Demain, à l'audience, Vous vous repentirez de votre impertinence !

turlupin, déclamant.

Demain ! — Mais jusque-là je puis braver vos coups j Car, puisqu'il est à Dieu, demain n'est pas à vous !

C'est clair.

Guillaume, très-sérieux.

Je ris beaucoup.

LE PRÉSIDENT

Ah ! c'est trop d'impudence !

— Holà! quelqu'un!

un exempt, entrant une lettre à la main.

Monsieur, c'est de son Emiuence.

(// sort.)

LE PRÉSIDENT, UsaïlL

« M. le président, examen fait des droits des farceurs « italiens et des comédiens de l'hôtel, nous ordonnons « que les deux troupes porteront désormais le nom de « troupe royale, et concourront à nos plaisirs. Nous « joignons à la présente un privilège dûment enre- « gistré,et vous prions d'en donner connaissance dans « le plus bief délai, à nos joyeux compères Gauthier, « Guillaume et Turiupin. o Signé : Richelieu. »

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