‹ La Marinette, ou Le théâtre de la farce, comédie en un acte, en versChapitre 37 sur 38 · LES TROIS ACTEURS · texte numérisé non relu

LES TROIS ACTEURS

Vivat!

GUILLAUME

Le bel arrêt !

marinette, au Président.

Vous restez confondu ?

Imitez-moi. — Je ris. — Et, pourtant, j'ai perdu.

turlupin, d'unair railleur. Madame, jusqu'au bout montrez-vous généreuse, Et daignez oublier mon ardeur amoureuse. Mes amis, mieux que moi, méritent votre amour, Prononcez donc entr'eux.

(Il présente Guillaume.) Guillaume, idem.

Permettez qu'à mon tour Je fasse en vous perdant un sacrifice insigne.

(Il présente Garguille. ) garguille, idem.

Moi, je renonce à vous, en faveur d'un plus digne. (// présente le Président.) marinette, à part.

Ils se moquent de moi.

LE PRÉS1DEIST, bttS.

Vous ne riez plus tant?

MAMNETTE, O part.

Sur qui donc me venger? — Bah ! j'ai le président ! (Elle lui tend la main, le Président tombe à ses pieds.)

TURLUPIN

Et nous, sur nos tréteaux, n'admettons pointde femme; Contens de l'amitié, chauffons-nous à sa flamme ! Les jupons au bercail engendrent les soucis, Point de femmes chez nous — pour rester bons amis ! (On entend dans la coulisse les cris de la foule et quelques

coups de grosse caisse.) Maintenant, aux tréteaux ! — Soldats de la folie, Allons donner la chasse à la mélancolie!...

GUILLAUME, aU Public.

Et, comme le bon vin fait la bonne gaîté, Je vais, pour être gai, boire à votre santé.

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