‹ La Marne en feuChapitre 26 sur 34 · LE CARNET DV GÉNÉRAL MOUSSY · texte numérisé non relu

LE CARNET DV GÉNÉRAL MOUSSY

emballement sur des voitures. Ont abandonné beaucoup de matériel de l'arrière. Avec de la cavalerie, ce qu'on aurait ramassé !!! Canon à gauche (10» G. A.) jusqu'au soir. Devant nous rien, et cependant tout était préparé!! Retard des deux divisions voisines. Impossible aller Yesle ; alors Isse. Grandes-Loges. Q. G. Aigny (abandonné après combat 11' G. A., le 4). J'ai un lit, mais un bruit énorme qui me fait mauvaise nuit (arrivée à '2 h. 43 en pleine nuit).

Dimanche lo septembre. — Lever 3 h. 15. Hier nombreuses averses et froid le soir. Matin couvert et froid. En auto à 6 heures aux Grandes- Loges voir 3ij' brigade partie en retard (cyclistes égarés). Vu général Dubois, toujours occupé de tout ; puis à la 33« par Vandemange : cabaret de V Espérance, route du 89° au camp de Billy-le-Grand, les Peliles-Loges. Il fait un vent, une averse! Puis temps se remet et reste beau, quoique frais. Arrêt d'une heure, y à 10 h. 30, renseignements de la cavalerie : retranchement formidable!!! Rien! Alors, marche sur Septsaulx (renommée de la matelote). Puis, avec lavant-garde, sur Thuisy, que l'auto suit doucement. Entrée à midi. Une auto du G. A. rejoint, annonce que Prunay est pris par division du Maroc. On cause sous la canonnade d'obusiers de 105. Coups plutôt longs, mais crac... un court tape dans le pignon d'en face et, sur 6, 4 officiers sont blessés : colonel Besse légèrement à la tempe, capitaine Camors, du G. A., à la jambe, Perreau à la jambe plus grièvement, capitaine Bourgcns jambe. Moi, rien, ni le capitaine Uencli, G. A., qui vomit par effet de commotion. Quel miracle ! Vite un coup

Ch. Le Gofhc. 7

(l'œil aux blessés, et aux devoirs du commandemoiit ! Frunay est conquis <'i trois heures et, alors, la 17« division monte l'attaque de Prosnes avec appui de o2« division de R. De 15 h. la à n h. 45, artillerie tonne, réussit à jeter désarroi : les fantassins allemands fuient, abandonnant tout. Mais on ne peut occuper Prosnes, brftlant; il faut bivouaquer à proximité. Retour des corps très tard an cantonnement de Wez-Thuisy. A 3 heures arrivée du général Guignabaudet, nommé au commandement de la 17» division le 6. Je lui passe la consigne à l'J heures et je regagne la 33« brigade et Thuisy à 2\ heures. Je trouve le maire qui me mène à lu lenne-chùteau. Quel désordre! Les Allemands ont tout pillé. J'y laisse les chevaux et je vais en face chez la vieille demoiselle où je fais préparer à dîner pour mon étalmajor qui n'arrive qu'à H h. 30. Coucher de minuit à 4 heures du matin. Bonne nuit.

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